Consultants/ Critiques
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Partdesanges
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Consultants/ Critiques
Bonjour tout le monde , 2 question tordues pour aujourd'hui .
Pensez-vous que que des consultants comme Swan pour le Whisky et Rolland pour le vin, peuvent à terme pousser ou imposer une certaine uniformisation des productions ( moins de caractéristiques de terroir....) du palais, des goûts ?
Certains vignobles font appel à Rolland proche de Parker , doit-on craindre une chose similaire dans le domaine des whisky?
D'après certains , des propriétés produisent pour plaire à Parker comme d'autres creer pour Anna Wintour ou Carine Roitefield .
Y a t il des accointances entre consultants et critiques dans le monde du whisky. Comme nous pouvons le voir chez Rolland /Parker?
Des marques de whisky fabriquent elles dans le but de plaire à Murray ? Hormis ardberg qui demeure favorite de ce dernier?
Merci.
Pensez-vous que que des consultants comme Swan pour le Whisky et Rolland pour le vin, peuvent à terme pousser ou imposer une certaine uniformisation des productions ( moins de caractéristiques de terroir....) du palais, des goûts ?
Certains vignobles font appel à Rolland proche de Parker , doit-on craindre une chose similaire dans le domaine des whisky?
D'après certains , des propriétés produisent pour plaire à Parker comme d'autres creer pour Anna Wintour ou Carine Roitefield .
Y a t il des accointances entre consultants et critiques dans le monde du whisky. Comme nous pouvons le voir chez Rolland /Parker?
Des marques de whisky fabriquent elles dans le but de plaire à Murray ? Hormis ardberg qui demeure favorite de ce dernier?
Merci.
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Re: Consultants/ Critiques
http://www.whisky-distilleries.info/For ... f=8&t=8851
J'ai l'impression qu'on a déjà répondu à ces questions récemment dans le lien ci-dessus
Pas de terroir pour le whisky, on en a débattu ailleurs donc pas de risques de ce côté là. Pas de critiques aussi influent que Parker. Seuls Serge Valentin et les Malts maniacs et 2-3 autres sont influents, mais très indépendants. En plus Serge aime plutôt les whiskys "à l'ancienne", donc loin des whiskys modernes marqués par le fût (comme le Laph 18ans plein de vanille et d'épices par comparaison au 15ans). Les distilleries font un peu ce qu'elles peuvent en fonction d'une demande croissante, des taxes qui augmentent sans cesse, de la difficulté d'obtenir de bons fûts de sherry...
Bon il y a Murray aussi. Mais tous les vrais amateurs ne l'écoutent pas. Il a augmenté les ventes de Ballantine's surtout. Je suis pas sûr qu'Ardbeg produise pour lui plaire à lui, même s'ils se retrouvent bien dans une politique très commerciale aux dépens de la qualité ces derniers temps.
J'ai l'impression qu'on a déjà répondu à ces questions récemment dans le lien ci-dessus
Pas de terroir pour le whisky, on en a débattu ailleurs donc pas de risques de ce côté là. Pas de critiques aussi influent que Parker. Seuls Serge Valentin et les Malts maniacs et 2-3 autres sont influents, mais très indépendants. En plus Serge aime plutôt les whiskys "à l'ancienne", donc loin des whiskys modernes marqués par le fût (comme le Laph 18ans plein de vanille et d'épices par comparaison au 15ans). Les distilleries font un peu ce qu'elles peuvent en fonction d'une demande croissante, des taxes qui augmentent sans cesse, de la difficulté d'obtenir de bons fûts de sherry...
Bon il y a Murray aussi. Mais tous les vrais amateurs ne l'écoutent pas. Il a augmenté les ventes de Ballantine's surtout. Je suis pas sûr qu'Ardbeg produise pour lui plaire à lui, même s'ils se retrouvent bien dans une politique très commerciale aux dépens de la qualité ces derniers temps.
Re: Consultants/ Critiques
Exactement... D'ailleurs mon voisin m'a fièrement annoncé avoir acheté le meilleur whisky du monde. Ballantine's 17yotomy63 a écrit :Bon il y a Murray aussi. Mais tous les vrais amateurs ne l'écoutent pas. Il a augmenté les ventes de Ballantine's surtout.
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Partdesanges
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Re: Consultants/ Critiques
Merci parce que je vous avoue je suis bluffer par Kavalan et Swan aussi jeune et aussi bons....
Ça prouve quand mm que le monde du whisky à l air un peu moins ... Que celui du vin...
Je vais quand mm aller mater les notes de Serge et Jim pour Kavalan ...voir si Kavalan fait l unanimité...
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Re: Consultants/ Critiques
C'était pire avec Old Parr en 2007...
Re: Consultants/ Critiques
Je ne suis pas spécialiste de la question, mais si celle-ci peut se poser pour les distilleries qui n'embouteillent que du single malt elle me parait moins pertinente pour celle qui produisent pour les blender (celles de diageo par exemple). J'imagine que leur priorité n'est pas les 5% de single malt mais les 95% qui servent à l'assemblage.
Les Port Ellen et Brora sont superbes mais étaient destinés à l'assemblage.
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Partdesanges
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Re: Consultants/ Critiques
+1 pour loic 43
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canis lupus
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Re: Consultants/ Critiques
La problématique est différente dans le whisky (Ecossais).
D'une part, les marketoistes n'ont besoin d'aucune influence extérieure pour essayer de surfer sur toutes vagues qui se présentent.
D'autre part, il n'y a pas de notion de terroir, tout du moins au sens ou on l'entend dans le vin.
Même si nous ne voyons que petit bout de la lorgnette qui nous intéresse principalement, les single malts, les distilleries sont de fait quasiment toutes avant tout destinées à produire des bases pour des blends de plus ou moins grande diffusion. De ce fait les single malt ne sont que des particularités, pour ne pas dire des épiphénomènes qui ont peut d'influence sur les profils produits et recherchés par les distilleries.
Enfin, il y a un phénomène de "delay" pas ou peu connu dans le vin, ce qui limite énormément la réactivité du monde du whisky.
Bref, un vin n'est pas destiné à l'assemblage (oui, je sais, il y a des exceptions, comme dans le champagne ou les vins de coopérative), du moins pas au sens "blend" comme le whisky. Et surtout, le vin passe peu de temps entre la presse et la mise en bouteille (et je ne parle même pas des primeurs). Le whisky (Ecossais) nécessite un minimum de 3 ans en fut avant de mériter cette appellation. Et dans la majorité des cas, on est plutôt à au moins 10 ans, si ce n'est (beaucoup) plus. Du coup, difficile d'anticiper une mode, une tendance qui apparaitra dans plus de 10 ans.
Ceci dit, une certaine partie de la production Ecossaise tend un peu vers une certaine uniformité. Le finishing fait fureur (et de ravages) depuis quelque années maintenant. La autre mode plus récente étant de transférer les whiskys des petits futs (quarter cask) ou des futs de chêne neuf (virgin oak) en cours de maturation pour accélérer le vieillissement. Les whiskys "modernes" ou "technologiques" comme dirait Serge. On a vu également lors de la dernière décennie une tendance vers la tourbe.
D'une part, les marketoistes n'ont besoin d'aucune influence extérieure pour essayer de surfer sur toutes vagues qui se présentent.
D'autre part, il n'y a pas de notion de terroir, tout du moins au sens ou on l'entend dans le vin.
Même si nous ne voyons que petit bout de la lorgnette qui nous intéresse principalement, les single malts, les distilleries sont de fait quasiment toutes avant tout destinées à produire des bases pour des blends de plus ou moins grande diffusion. De ce fait les single malt ne sont que des particularités, pour ne pas dire des épiphénomènes qui ont peut d'influence sur les profils produits et recherchés par les distilleries.
Enfin, il y a un phénomène de "delay" pas ou peu connu dans le vin, ce qui limite énormément la réactivité du monde du whisky.
Bref, un vin n'est pas destiné à l'assemblage (oui, je sais, il y a des exceptions, comme dans le champagne ou les vins de coopérative), du moins pas au sens "blend" comme le whisky. Et surtout, le vin passe peu de temps entre la presse et la mise en bouteille (et je ne parle même pas des primeurs). Le whisky (Ecossais) nécessite un minimum de 3 ans en fut avant de mériter cette appellation. Et dans la majorité des cas, on est plutôt à au moins 10 ans, si ce n'est (beaucoup) plus. Du coup, difficile d'anticiper une mode, une tendance qui apparaitra dans plus de 10 ans.
Ceci dit, une certaine partie de la production Ecossaise tend un peu vers une certaine uniformité. Le finishing fait fureur (et de ravages) depuis quelque années maintenant. La autre mode plus récente étant de transférer les whiskys des petits futs (quarter cask) ou des futs de chêne neuf (virgin oak) en cours de maturation pour accélérer le vieillissement. Les whiskys "modernes" ou "technologiques" comme dirait Serge. On a vu également lors de la dernière décennie une tendance vers la tourbe.
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Partdesanges
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Re: Consultants/ Critiques
+10 pour canis
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Re: Consultants/ Critiques
J'ai l'impression que le whisky - au niveau du single malt, pas du blend évidemment - reste quelque chose de très artisanal.
Tant qu'on utilise des fûts en bois, on se soumet à des aléas difficiles à contrôler.
Ensuite, on met des années avant de connaître le résultat de tel ou tel fût.
Le vin, sauf erreur, est un produit d'assemblage dans la plupart des cas, peut s'élever dans des cuves en acier, etc. Donc plus propice à des méthodes qui peuvent finir par uniformiser dans une certaine mesure le goût.
Alors peut-être y -t-il des possibilités/risque d'uniformisation sur des whiskies des pays orientaux, comme Taïwan et dans une certaine mesure le Japon. Sont-ils peut-être plus techniques que les Ecossais? Le climat réduit-il le delay effect?
Même le finishing reste, à mon avis, marginal: en même temps, c'est amusant comme expérience, mais là aussi, difficile de rendre quelque chose de régulier en la matière, non ?
Tant qu'on utilise des fûts en bois, on se soumet à des aléas difficiles à contrôler.
Ensuite, on met des années avant de connaître le résultat de tel ou tel fût.
Le vin, sauf erreur, est un produit d'assemblage dans la plupart des cas, peut s'élever dans des cuves en acier, etc. Donc plus propice à des méthodes qui peuvent finir par uniformiser dans une certaine mesure le goût.
Alors peut-être y -t-il des possibilités/risque d'uniformisation sur des whiskies des pays orientaux, comme Taïwan et dans une certaine mesure le Japon. Sont-ils peut-être plus techniques que les Ecossais? Le climat réduit-il le delay effect?
Même le finishing reste, à mon avis, marginal: en même temps, c'est amusant comme expérience, mais là aussi, difficile de rendre quelque chose de régulier en la matière, non ?
Re: Consultants/ Critiques
Salut !
J'interviens, je trouve ça intéressant comme sujet.
D'accord avec le post un peu au dessus. Juste que j'en rajouterais une couche sur l'uniformisation : il y a toutes les techniques récentes à base d'affinages, de futs à la vanille, de maxi tourbe, etc..., mais plus globalement depuis assez longtemps (mi-80's ?) il y a aussi une grosse uniformisation des distillats. Je sais pas si c'était dans l'idée de faire des trucs qui pourront se vendre plus jeunes, des circuits d'approvisionnement (orge, levure) qui se sont rationalisés de facto, ou d'autres raisons...
Du coup, sans parler de "terroir" qui est vachement spécifique, il y a tout plein de typicités qui sont passées à la trappe. A une époque sur ce forum c'était la mode des "jeunes vieux" (ou l'inverse), du genre du glenchose 8 ans distillé dans les 60's. Sans dire "meilleur/moins bon", ça me semblait en tout cas beaucoup plus varié que leurs héritiers glenchose 10 ans qui sortent depuis quelques années.
En tout cas je pense que le rôle des gourous là dedans est quasi nul, pour un pélos qui va dire que les derniers Ardbeg sont caca les individus de LVMH te feront x campagnes de pub et te trouveront y moisis-awards qui compenseront largement en terme de vente.
J'interviens, je trouve ça intéressant comme sujet.
D'accord avec le post un peu au dessus. Juste que j'en rajouterais une couche sur l'uniformisation : il y a toutes les techniques récentes à base d'affinages, de futs à la vanille, de maxi tourbe, etc..., mais plus globalement depuis assez longtemps (mi-80's ?) il y a aussi une grosse uniformisation des distillats. Je sais pas si c'était dans l'idée de faire des trucs qui pourront se vendre plus jeunes, des circuits d'approvisionnement (orge, levure) qui se sont rationalisés de facto, ou d'autres raisons...
Du coup, sans parler de "terroir" qui est vachement spécifique, il y a tout plein de typicités qui sont passées à la trappe. A une époque sur ce forum c'était la mode des "jeunes vieux" (ou l'inverse), du genre du glenchose 8 ans distillé dans les 60's. Sans dire "meilleur/moins bon", ça me semblait en tout cas beaucoup plus varié que leurs héritiers glenchose 10 ans qui sortent depuis quelques années.
En tout cas je pense que le rôle des gourous là dedans est quasi nul, pour un pélos qui va dire que les derniers Ardbeg sont caca les individus de LVMH te feront x campagnes de pub et te trouveront y moisis-awards qui compenseront largement en terme de vente.
Re: Consultants/ Critiques
Oui mais est-ce que tu n'as pas seulement goûté le meilleur des "glenchose 8ans distillé dans les années 60's" ? Car à vue de nez ta théorie me semble assez juste mais je me méfie car pour ma part les rares vieux 8ans que j'ai goûté sont réputés pour être très bons, alors que ceux qui sortent ces derniers temps j'ai eu l'occasion d'en goûter un bon paquet, des bons et des moins bons. Alors c'est sûr que certains se ressemblent, mais si on sélectionne rigoureusement les quelques meilleurs d'entre eux, et qu'on ajoute un peu d'OBE ça change la donne.
Re: Consultants/ Critiques
Ha, j'en sais rien ça !
Il y avait moins de versions qui sortaient à l'époque, forcément. Mais du coup les rares qui sélectionnaient les futs pouvaient prendre les meilleurs - quitte à mettre du 15 ans dans leur 10ans.
A prendre pour ce que c'est, juste une impression de ma part, rien de plus : ça me semblait plus varié. Ou disons que les typicités des distilleries me semblaient plus marquées sur ces oldies que sur leurs héritiers. Mais c'est sur que ça se tient ce que tu dis, si tu prends le top de ce qui sort maintenant et que tu le rebois dans 20 ans, ya moyen que t'ais la même impression :-)
Il y avait moins de versions qui sortaient à l'époque, forcément. Mais du coup les rares qui sélectionnaient les futs pouvaient prendre les meilleurs - quitte à mettre du 15 ans dans leur 10ans.
A prendre pour ce que c'est, juste une impression de ma part, rien de plus : ça me semblait plus varié. Ou disons que les typicités des distilleries me semblaient plus marquées sur ces oldies que sur leurs héritiers. Mais c'est sur que ça se tient ce que tu dis, si tu prends le top de ce qui sort maintenant et que tu le rebois dans 20 ans, ya moyen que t'ais la même impression :-)
Re: Consultants/ Critiques
Tout les vieux machins (embouteillés jeune) ne sont pas bon. J'en ai déjà gouté des pas terrible et même des très mauvais. Mais je suis assez d'accord pour dire que les typicités étaient plus marquées.
Les distilleries qui produisaient un distillat plus "spécial" ou "différent" ont d'ailleurs en général été fermée dans les années 80/90.
Il faut dire que l'ensemble du marché(pas uniquement le whisky) a subit une énorme tendance à l'uniformisation.
Les distilleries qui produisaient un distillat plus "spécial" ou "différent" ont d'ailleurs en général été fermée dans les années 80/90.
Il faut dire que l'ensemble du marché(pas uniquement le whisky) a subit une énorme tendance à l'uniformisation.
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Partdesanges
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Re: Consultants/ Critiques
A tous pour revenir aux propos de mars ( distilleries fermées distillat "spéciales")pensez vous je les 3 chocs pétroliers sont en partie la cause de la fermeture de distillerie comme Port Ellen en 83 ou Rosebank en 92 , Port Dunas en 2010 ? Y a-t-il une corrélation entre le phénomène des chocs et les fermetures non?
Choc de 1973
Entre octobre 1973 et janvier 1974, le prix du baril de brut est multiplié par quatre, passant de 2,3 $ à 11,6 $ (l’équivalent de 50 $ constants de 2008). L’augmentation du prix du pétrole orchestrée par l’OPEP engendre un ralentissement de la croissance mondiale et un accroissement de l’inflation.
Les déficits commerciaux extérieurs des pays occidentaux se creusent, tout comme les déficits budgétaires que les gouvernements consentent afin d’amortir les effets du choc. On assiste à une période de « stagflation » alliant faible croissance et augmentation rapide des prix.
Choc de 1979
Le prix du baril passe de 13 $ en 1978 à 30 $ en 1980 (l’équivalent de 100 $ constants de 2008). Les revenus pétroliers de l'O.P.E.P. sont, en dollars courants, multipliés par plus de 36. En 1980, ils atteignent 275 milliards de dollars. L’augmentation du coût de l’énergie cause le même effet de ralentissement économique que celui observé lors du choc de 1973.
« Choc » de 2008
L’augmentation des cours se poursuit jusqu’à atteindre un pic record de 144,27 $ à New-York le 2 juillet 2008. Les conséquences à moyen terme de l’augmentation du prix du pétrole dans les années 2000 sont encore difficiles à évaluer, notamment à cause de la crise financière qui s’est déclarée fin 2008.
Conséquences économiques:
Un choc pétrolier engendre d’abord un ralentissement de la croissance : une spirale négative s’amorce, par laquelle les ménages consomment moins, ce qui entraine une diminution de la production des entreprises. Ce ralentissement est source d’une augmentation du chômage et donc par effet de chaine d’une baisse encore accrue du pouvoir d’achat et ainsi de suite. Ces périodes de crise pétrolières peuvent donc engendrer des périodes de récession durant lesquelles le PIB (Produit Intérieur Brut) des pays ralentit sa croissance ou même diminue.
Choc de 1973
Entre octobre 1973 et janvier 1974, le prix du baril de brut est multiplié par quatre, passant de 2,3 $ à 11,6 $ (l’équivalent de 50 $ constants de 2008). L’augmentation du prix du pétrole orchestrée par l’OPEP engendre un ralentissement de la croissance mondiale et un accroissement de l’inflation.
Les déficits commerciaux extérieurs des pays occidentaux se creusent, tout comme les déficits budgétaires que les gouvernements consentent afin d’amortir les effets du choc. On assiste à une période de « stagflation » alliant faible croissance et augmentation rapide des prix.
Choc de 1979
Le prix du baril passe de 13 $ en 1978 à 30 $ en 1980 (l’équivalent de 100 $ constants de 2008). Les revenus pétroliers de l'O.P.E.P. sont, en dollars courants, multipliés par plus de 36. En 1980, ils atteignent 275 milliards de dollars. L’augmentation du coût de l’énergie cause le même effet de ralentissement économique que celui observé lors du choc de 1973.
« Choc » de 2008
L’augmentation des cours se poursuit jusqu’à atteindre un pic record de 144,27 $ à New-York le 2 juillet 2008. Les conséquences à moyen terme de l’augmentation du prix du pétrole dans les années 2000 sont encore difficiles à évaluer, notamment à cause de la crise financière qui s’est déclarée fin 2008.
Conséquences économiques:
Un choc pétrolier engendre d’abord un ralentissement de la croissance : une spirale négative s’amorce, par laquelle les ménages consomment moins, ce qui entraine une diminution de la production des entreprises. Ce ralentissement est source d’une augmentation du chômage et donc par effet de chaine d’une baisse encore accrue du pouvoir d’achat et ainsi de suite. Ces périodes de crise pétrolières peuvent donc engendrer des périodes de récession durant lesquelles le PIB (Produit Intérieur Brut) des pays ralentit sa croissance ou même diminue.
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