canis lupus a écrit :Jean-Michel a écrit :xauthier a écrit :(...) je dirais (amha) qu'acheter ce whisky c'est un peu comme acheter une entrée de gamme sans options chez Audi (...)
Analogie pertinente !
Euh, c'est à dire que le coup de l'Audi d'entrée de gamme sans option "accessible", ben le mot "pertinent" n'est pas du tout celui qui me vient à l'esprit.

En parlant d'analogie, je ne faisais pas référence au tarif, mais aux positionnement relatifs dans chacune des gammes : acquérir dans un cas comme dans l'autre un produit d'entrée de gamme chez un manufacturier jouissant d'un certain prestige. Avec ce qui va avec, et notamment le sentiment de ne pas être allé au bout de sa démarche, de ne pas s'être entiérement "réalisé" pour reprendre un terme furieusement tendance chez les non moins tendances coach en tous genres. Ce que j'ai compris de la reflexion de Xavier, c'est ce sentiment étrange, mélange de satisfaction ("Mon premier Bruich !") et de frustration ("Ce n'est "que" le Rocks... Y'a l'air d'y en avoir vâchement plein des mieux derrière... je suis encore un peu petit kiki quand même...") qui s'apparente à nos envies un peu orgueilleuses de monter en gamme chaque fois que l'on change de véhicule. Xavier a dit Audi, mais il aurait pu citer n'importe quelle autre manufacturier.
canis lupus a écrit :Alors qu'effectivement, un Bruichladdich Rock est tout à fait "accessible" dans l'éventail des tarifs des single malt. Bah, peut-être tout simplement une nouvelle illustration de la grande disparité des situations financières des différents membres (aucune malice derrière cette remarque, hein).
Bah... Depuis le Witch 3, tu sais que je roule pour toi

(crasseux, cabossé sur les passages de roues, mais très bien pour stocker 3 filles et Madame, et moteur sympa)...
Et bien sûr, tu as raison : tout le monde n'a pas les mêmes moyens, ou n'emploie pas ses moyens aux mêmes priorités. Y'en a même qui dépensent plein de sous pour acheter des ampoules qui donnent chaud et qui font de la musique

(mais c'est beau, et ça brille dans la pénombre). Sûr, p'tit gars, à ton âge je consacrai tout mes sous à acquérir un toît, et on essayait de se faire un gros plaisir avec mon épouse au moment de nos vacances Vosgiennes en s'offrant une grande table (Haeberlin, l'Arnsbourg, ou plus simplement la fabuleuse queue de boeuf en daube et spaëtzle de zum pfifferhus à Ribeauvillé ... ce n'est pas ce qui manque en Alsace !). J'achetais un peu de vin (Depardieu n'avait pas encore dit que les Jurançons c'était bon, et ils étaient ridiculeusement bon marché et déjà excellents pour certains d'entre eux), et on m'offrait de temps en temps des bouteilles de whisky à 200/350 francs que je buvais religieusement, au rythme d'un sénateur abstinent.
10 ans après, j'ai (presque) un toit, et je me paye mes bouteilles de whisky. Et elles sont plus chères qu'avant. Mais pour le reste, pas de gros changements : mon troisième tiers (reçu Mercredi) s'éléve à... 148.00€.
Et maintenant, retour aux choses sérieuses : Sample 7 du blind

!