Re: Ce soir, c'était ...
Publié : 13 sept. 2020, 02:02
par canis lupus
Ce soir, petite reprise de la dégustation. On va dire que c'est la rentrée.
En starter:
- Dalwhinnie Winter's Frost GoT House Stark "Winter Is Coming" 43%, code L929CM001 00008199.
Puis on attaque les choses sérieuses, petit retour sur mes rentrées de ces derniers mois:
- Clynelish GoT House Tyrell 51.2%, code L9114CM004 00009906. (ouverture de la bouteille)
- Ledaig SV 7yo 60.4%, 05/09/11 - 30/08/19, Bordeaux cask finish #15, 307 bottles, Exclusive for TWE 20th annyversary.
- Glen Garioch Asta Morris 8yo 52%, 2011 - 2019, Ex-Bourbon + Bielle 2011 Rum (16/08/19 - 29/11/19) #AM075, bottle 202/272.
- Benromach 8yo 59.1%, 2011-2019, First fill sherry hogshead #400, 311 bottles, Exclusive for TWE 20th annyversary, code 02/12/19 191300.
- Teaninich Asta Morris 10yo 50%, 2009 - 2019, Ex-Sherry Cask #AM030, bottle 86/245.
- Glen Moray Private Edition 11yo 52.8%, First fill american oak #613, Master Distieller's Edition Exclusive for TWE 20th annyversary, code L9270006 14:54 2019/10/03.
- Deanston SV 11yo 66.6%, 13/08/08-29/08/19, 1st fill sherry butt #900075, 599 bottles, Exclusive for TWE 20th annyversary.
- Glen Elgin Achives "The Fishes Of Samoa" 11yo 59.2%, 13/12/07 - 09/19, Hogshead #3800325, bottle 192/291, whiskyid 138545.
- Inchmoan 12yo 54.9%, 04/07 - 07/19, cask #96, Exclusive for TWE 20th annyversary, code L8.211.19 30.7.2019 ID #279.
- Loch Lomond 13yo 58.8%, 03/06 - 07/19, Cask #196, 266 bottles, Exclusive for TWE 20th annyversary, code L8.210.19 29.7.2019 ID #280.
- Hellyer's Road Peated 14yo 64.5%, 2004 - 2018, #4036.12, bottle 66/191, for LMDW, code 8165 ?????.
- Talisker Special Release 2019 15yo 57.3%, American Oak Hogshead, code L9185CM013 00034917.
- Bladnoch SV 16yo 43%, 08/03/93-07/12/09, Hogsheads #754+755, bottle n°121/834. (ouverture de la bouteille)
- Aberlour Jean Boyer "Best Casks Of Scotland" 18yo 46%, 1989-2007, Re-Coopered Hogsheads, 50cl, 520 bottles.
- Miltonduff G&MP Connoiseurs Choice 23yo 56.9%, 1995 - 10/01/19, Reffill American Hogshead, batch 19/020, 188 bottles, code 10/01/19 181794.
Le Dalwhinnie commence sur un joli nez, sur le miel, la vanille, les fleurs des champs, le pot pourri. Un côté prairie au soleil. Une note végétale sucrée, sur l'angélique confite, presque comme une chartreuse qui serait diluée. En bouche, le côté miel végétal, presque herbacé, se confirme. Les 43% sont largement suffisants, on a aucune impression de dilution. C'est plutôt bien fait, à fortiori pour un Dalwhinnie. Un bon daily dram sur des notes pas si courantes de nos jours. 86/100.
La première chose que le Clynelish laisse percevoir au nez, c'est son alcool. Associé au waxy typique de la distillerie, ça donne un côté alcool à brûler. Ça évolue sur un combo de prune rouge et cire. Un côté pâtissier en arrière plan, sur la génoise, clafouti aux prunes. Un côté végétal sur la tige de fleur qu'on vient de couper. A chaque sniff, l'alcool vient chatouiller les narines. En bouche, on est sur la cire d'abeille. Non, j'ai jamais ingurgité de la cire d'abeille à proprement parler, mais ceux qui ont déjà mangé des "rayons de miel" savent de quoi je veux parler. quand tout le miel est parti et qu'il reste cette petite boulette de cire. Y'a un côté végétal un peu mentholé, sur la menthe verte. La cire reste omniprésente et un peu amère, mais en même temps, c'est équilibré par un côté sucré sans excès. Mais un peu d'eau l'harmonise et l'équilibre ... en le rendant plus chaleureux. Bon, ça confirme que les Clynelish typiques, c'est pas trop ma came, mais celui-là sait se laisser apprivoiser. 85/100.
Le nez du Ledaig est un peu étrange, quoique fidèle à l'étiquette d'une certaine manière. On a là un curieux mélange de tourbe presque fermière et de vineux. On dirait un vin, qui a eu un problème, alcoolisé. Le pire, c'est qu'à ce stade, on peut pas vraiment dire que c'est mauvais, c'est juste curieux. En bouche on est sur un tourbé végétal, avec un soupçon de soufre, un peu âcre et sucré. Heureusement, un peu d'eau rééquilibre pas mal tout ça. Les notes restent les mêmes, mais ça fonctionne mieux. Tiens, un côté cendre en bouche, avec le temps. Ça m’apprendra à ne pas m'écouter, je le sais bien pourtant que les finitions en pinard, surtout en rouge, et à fortiori en Bordeaux sont très casse-gueule. 84/100.
Au tour du Glen Garioch maintenant. Pour tout dire, les deux Asta Morris et l'Archives, je les avais ouvert le 21 Aout. Mais ça avait été une dégust' à l'arrache, à peine une prise de contact, donc je n'en avais pas parlé ici. Déjà, le taux d'alcool est étonnamment bas pour un whisky aussi jeune, et remarquablement intégré. On a la concentration d'un CS, et le moelleux d'une dilution maîtrisée. Après les premières secondes un peu fruitées, on est sur un nez très pâtissier. Sur la génoise, le quatre-quarts, le gâteau au yaourt. la mie de pain. A chaque sniff, on a le petit twist fruité, sur les fruits rouges un peu confiturés, ou compotés. On est pas sur de la fraise, plutôt sur un mélange cerise/raisin rouge. Un peu confiture de coings aussi. Un côté cake aux fruits confits également. En bouche, on reste sur les mêmes notes. C'est chaleureux sans être alcooleux. L'eau ne lui fait pas grand effet. Un malt bien plus maîtrisé et harmonieux que ne le laisse supposer son jeune âge. Pour autant, ça ne va pas jusqu'au miracle et la complexité n'est pas phénoménale. Une curiosité, en somme. 86/100.
Avec le Benromach, on entre pleinement dans l'univers du sherry. Le sherry sur les fruits rouges, un peu dans le style des Aberlour A'Bunadh, ou des Macallan 105/Hertiage 60°, voire des anciens Macallan CS. Des cerises à l'alcool, du marasquin, du noyau. Une curieuse odeur d'eau vive. Rien à voir avec de la surdilution, hein. Non, le côté minéral et hyper oxygéné de certaines chutes d'eau. En cherchant un peu, du chocolat, du cacao et du café. Une nuance acre presque animale et salée, quelque part à mi chemin entre du tabac et du cuir. La bouche est sur les mêmes notes, mais de façon beaucoup plus fondues, et moins distinctives. L'eau ne lui fait aucun effet, il reste le même, peut-être juste un petit peu plus arrondi sur les angles. Un jeune sherry cask de caractère, avec des watts, un certain manque d'harmonie, pas du tout un daily dram. 86/100.
Le nez du Teaninich joue sur les mêmes notes que le Benromach, mais avec des équilibres différents. Les fruits rouges y sont plus évidents, plus vifs, le chocolat plus en retrait. Un côté prune, presque pruneau aussi. En bouche, c'est plus simple et plus agressif que le Benromach. L'eau le rend beaucoup plus moelleux, plus rond, plus harmonieux, mais lui enlève un peu de piquant. 86/100.
Le Glen Moray à un nez très élégant, floral, presque féminin. De beaux fruits jaunes aussi murs à souhait, on est sur la nectarine avec une légère pointe acidulée. La bouche présente un attaque très ronde, huileuse, très éthérée aussi. Sur les mêmes notes que le nez, mais elle donne l'impression de s'évaporer au bout de quelques secondes. L'eau lui est salutaire, tant au nez, ou les fruits deviennent plus évidents, qu'en bouche qui gagne en rondeur et en présence. 88/100.
Il serait intéressant de faire un FtFtF entre le Benromach, le Teaninich et le Deanston, tant ils jouent tous les trois sur la même expression de sherry. Au nez ce Deanston met l'accent sur le chocolat qui surpasse légèrement les fruits rouges. Et au fil du temps, ce chocolat prend de plus en plus le dessus. Un chocolat pâtissé, sur le gâteau au chocolat, le fondant ou le moelleux, la marbré également. Il en est même presque gourmand. Entre cookie et brownie également. Il y a un côté très moelleux que j'ai déjà perçu dans les OB de cette distillerie. En bouche, c'est la même, en un poil plus alcooleux, mais heureusement, la montée de l'alcool est arrêtée avant de devenir agressive et ajoute des notes de café au chocolat déjà perçu. L'eau lui avive le nez et ramène les fruits rouges au premier rang en adoucissant la bouche.
Sans eau, il est un peu trop puissant, sans être agressif, pour être un daily dram, mais sa jeunesse l’empêche d'être très complexe. Pour autant, c'est vraiment bien foutu et plutôt agréable, presque gourmand, peut-être au final celui des trois qui gère le mieux ce profil, avec le plus d’harmonie et d'équilibre. 87/100.
Ces dernières années, on a eu quelques Glen Elgin de haute volée, souvent très fruités, sur ces fameux fruits exotiques. Celui-ci donne l'impression au premier nez d'aller dans cette direction, mais très rapidement, ça s'évanouit pour laisser une impression de croute de pain. Une certaine présence de l'alcool qui chatouille le pif. Une note aqueuse aussi. La bouche présence également cette étrange paradoxe de puissance d'alcool et de note aqueuse. Assez bizarre. Et l'eau ne change rien à l'affaire, tout juste apporte-t-elle de l'amertume en bouche. Comme quoi les hogsheads ne font pas toujours merveille. 83/100.
L'Inchoman présente un nez assez vif qui tranche nettement avec le précédent. La tourbe y est bien maîtrisée, présente mais sans s'imposer au reste, ce qui laisse poindre une belle note de citron cuisiné qui évolue en citron pâtissé. Le combo tourbe/citron pourrait faire penser à certaines productions d'Islay, mais non, le mix est ici très différent, et surtout, on est ici pas du tout dans le maritime. On est dans le verger de citronnier. D'ailleurs, je me demande si on est pas plus dans de la main de Bouddha ou dans le yuzu que dans le "simple" citron jaune. avec le temps viennent s'ajouter discrètement des notes de feuilles d’agrumes, de thé aromatisé aux agrumes. Ce nez n'est pas d'une grande complexité, mais qu'est-ce que c'est plaisant, presque dynamisant. Le bouche est très ronde et /huileuse, avec une amertume savamment dosée, sur le ziste d'agrume. L'ajout d'eau le rend un peu moins pointu, plus rond, plus facile, mais lui enlève un peu de sa personnalité. 87/100.
Le Loch Lomond présente au nez cette même note d'agrume, mais sans tourbe cette fois-ci, ce qui la rend encore plus évidente. C'est simple mais très agréable, très pure d'une certaine façon. En bouche, c'est pareil, mais l'agrume est un peu pollué par une sorte de note doucereuse mal définie, peut-être du soufre ? L'eau améliore le nez mais effondre la bouche. 86/100.
Ah ben, décidément, je suis sur une passe citron, là. Parce que c'est également ce que le Hellyer's Road me balance dans le pif. Et au jeu du mix tourbe/agrume, il fait encore mieux que l'Inchmoan. C'est encore plus vif, plus évident, plus gourmand. Il y ajoute une note végétale qui fait penser à la bergamote. Là encore, on ne joue pas sur de la complexité, mais sur une évidence, une franchise du profil, une évidence qui s'impose au dégustateur. La tourbe amène quelque notes de croute de pain qui viennent ajouter de la matière. En bouche, on a toujours les agrumes, cette note de citron, mais en mode un peu amère, mais la tourbe est beaucoup plus présente, en mode incisive, avec un gros voile de fumée un peu viandé, sur le lard, la ventrèche au BBQ. L'eau n'a aucune influence, tout juste rend-elle la bouche plus facile. Simple mais pas simpliste, très chouette ce truc. 87/100.
Bon, ben on continue en mode citron avec le Talisker. Et avec la fraicheur maritime typique de la distillerie encore boostée par le degré d'alcool, ça marche super bien. Avec le temps, l'agrume se calme pour se fondre dans le profil typique de la distillerie. Mais là, on est pas sur les notes faciles et un peu sucrées d'un Sky ou d'un Storm. Non, on est de retour dans le Talisker punchy. En bouche, pareil, on est très Talisker, sur ce profil de menthe poivré, avec un poivre à la fois bien présent et bien dosé. Ça apporte du punch et de la vivacité au profil. Quand même, quelle belle distillerie, si typique, si unique, jamais égalée. En fait, c'est un 15yo qui est la suite logique des 10yo, avec plus de maturité et de maîtrise, d'équilibre. J'en viens même à me demander si ce n'est le plus représentatif de la typicité de la distillerie. Avec de l'eau, les qualités de ce malt deviennent encore plus évidentes, en ajoutant un bel équilibre. 88/100 (j'ai faillit monter à 89).
Le bladnoch est une belle surprise au nez. On démarre sur une note de fruits exotiques mêlée de notes animales, presque fermières, mais sans être tourbées. Rapidement, les fruits exotiques évoluent en ... citron. Décidément c'est la soirée "voyage à Menton". Bon, là, évidemment, aucune note de tourbe ou de fumée. Une subtile note végétale presque herbacée. Sans tourbe, on est sur quelque chose de plus doux, presque sur la marmelade. Mais quelle fraîcheur fruitée, quelle crudité (dans le bon sens du terme). En bouche, on sent malheureusement un peu trop la dilution. C'est bien dommage. On est pas en surdilution, mais de peu. Groumph, il ne fallait pas grand chose, juste quelques watts de plus, juste de quoi le faire passer dans la gamme supérieure (The un-Chillfiltered Collection) et ça aurait été pas loin d'être top. 87/100.
L'Aberlour nous fait ('enfin ?) ressentir autre chose que du citron au nez. J'aime beaucoup l'odeur du citron, et plus largement des agrumes, mais y'a pas que ça dans la vie, que diantre. Cette Aberlour est d'une grande fraîcheur, très délicat, subtil. Floral aussi. Il n'est pas sans faire penser au Glen Moray, mais en encore plus fin, plus subtil, et plus frais. Il y a même une très discrète note de fruits exotiques. En bouche, on est sur le même combo, mais ça confirme ce que je soupçonnais d’avoir perçu au nez, c'est un peu trop dilué, malheureusement. C'en est presque décevant. 86/100.
Miltonduff a déjà donné de belles choses, mais plutôt en sherry cak, il me semble. Du moins dans ce que j"ai goûté. Mais cet Hogshead semble avoir bien fonctionné. On a de jolies notes fruitées et pâtissière, et même très très légèrement mentholées, sur la menthe verte qui tire légèrement sur le végétal. Il y a aussi de légères notes de bois précieux. La bouche est beaucoup plus vive, plus musclée, presque agressive. Ceci dit, l'eau le noie très vite. 87/100.
J'aurais bien continué, mais j'ai plus de verres.
Re: Ce soir, c'était ...
Publié : 13 sept. 2020, 11:59
par Brieuc
Maintenant que j'ai un peu le temps de m'y mettre, j'en profite pour poster quelques commentaires plus succints qu'à l'accoutumée sur le line-up qu'on a partagé notamment avec cthulhu, Bishlouk et red : quelle après-midi ! Ça faisait du bien de revoir du monde, et autant dire qu'on a bien bu, bien mangé et bien rigolé

J'ai dégusté dans un mode moins analytique que d'habitude, notamment pour cause de chaleur qui, même si elle n'était pas extrême ce jour-là, l'est encore un peu pour mes pauvres capacités de dégustateur
Glen Grant 21yo b.1996 (40%, Gordon & MacPhail, IF/AFF)
Très bon, un excellent starter tout en élégance, on a de nombreux produits dérivés de la cire d'abeille, c'est vraiment waxy, il y a peut-être un léger coté OBE qui se surajoute à cette impression. Miellé, malté, ciré, élégant : nickel.
Littlemill 20yo 1991/2012 (50%, Douglas Laing The Old Malt Cask 50°, Refill Hogshead, C#DL8481, 121b)
Très bon Littlemill, un peu plus austère et plus intellectuel que la moyenne mais tout aussi intéressant, on a un coté qui pour moi est presque cotier/salin, quasi tourbé si on se forçait à le croire, avec du calcaire, un coté herbacé assez classique chez Littlemill, en bouche on retombe sur ses pattes avec davantage de fruité, mais toujours des notes relativement austères qui amènent de la complexité comme le linoléum par exemple, que j'ai plutôt tendance à retrouver chez Springbank que chez Littlemill si vous voyez ce que je veux dire.
Glendronach 26yo 1974/2001 (47.5%, Douglas Laing The Old Malt Cask 50°, 198b)
Hyper intéressant, mon premier Glendronach Bourbon et je dois dire qu'il ne manque pas d'expressivité pour autant, le distillat est éminemment gras, masculin, complètement savoyard dans l'identité, les autres y trouvent plutôt un thème résineux tirant sur le Génépi alors que moi j'y trouve du fromage à raclette, de l'écurie, et juste "rentrer dans un vieux relais savoyard un peu crado avec le fromage qui fond sur le coin du feu et le jambon fumé qui pend au plafond", bref vous avez l'idée. En bouche, je comprends pourquoi ils font mention du Génépi, effectivement on retombe sur quelque chose de plus résineux. Le coté savoyard est vraiment top, c'est quelque chose que je n'avais jamais vraiment trouvé en dehors de certains Ledaig.
Dailuaine 28yo 1983/2012 (47.3%, Archives First Release, Hogshead, C#865, 265b)
Très bon également, très droit et assez direct, le nez n'est pas d'une expressivité folle même si on a déjà un peu de fuit jaune et de bois frais mais la bouche est vraiment belle, à fond sur l'ananas et le citron avec une acidité fraiche et beau boisé appuyé qui donne de la longueur sans tomber à mon sens dans l'excès de bois. Raffraichissant.
Pulteney 11yo 2006/2017 (55.8%, Cadenhead Small Batch, 2 x Bourbon Hogsheads, 570b)
Je suis assez étonné que la plupart des dégustateurs s'accordent à trouver le coté côtier et salin très frappant et très évident dans celui-ci : à vrai dire je commence à croire que pour une raison arbitraire je n'y suis pas du tout sensible parce que autant j'ai tout à fait reconnu des impressions que j'avais déjà eues sur d'autres Pulteney (un fruité blanc très agréable sur la poire, la coco, un peu de banane, et un peu de patisserie au beurre style madeleine), autant pour le sel et la mer là je suis largué. Dans l'absolu c'est très agréable, mais il faut croire que la salinité Pulteney ne me frappe pas.
Ballechin 12yo 2004/2017 (53.6%, OB specially selected by and bottled for Vinothek Massen, Tasttoe and Dims Dram, Sherry Cask, C#349, 237b, L17/235)
Déjà reviewé, c'est toujours aussi bon et aussi frappant, ça devient un style reconnaissable entre mille. C'est du jambon d'Ardenne liquide en somme, servi avec un gratin de prunes au charbon et au cuir si ça vous fait plaisir, enfin vous avez compris quoi. C'est très proche du 15yo for TWE's 20th anniversary.
The Balvenie 21yo PortWood (40%, OB, American Oak + Finished in Portuguese Oak Port Pipes, L3+P 4130 2402)
Je dois dire que j'aime toujours beaucoup, il ne faut pas le sous-estimer. Ici, la bouteille est à mon sens un peu éventée parce que le nez (pour l'avoir déjà gouté à plusieurs reprises) est sensé être plus spontané que ça, même si ici on trouve bien le coté raisin noir frais et pêche que j'aime beaucoup. A nouveau la bouche est bien équilibrée, sur la pêche, le sureau, le raisin frais, c'est très élégant et ce n'est pas du tout un archétype du Porto lourd dans le whisky, c'est même le contraire. Pour de l'OB à 40%, c'est toujours une assez bonne surprise. Une recette qui marche.
Nikka Super (43%, OB imported by La Maison du Whisky)
Honnêtement pas grand chose à en dire

Au moins ça n'a pas de défaut flagrant et ce n'est pas totalement dominé par du vilain grain acétoné, ... mais bon pour le reste, on ne s'en souvient plus l'heure d'après !
Rosebank 12yo 1991/2004 (43%, Signatory Vintage, Bourbon Barrel, C#4710, 322b, b#49, 04/0638)
Très très intéressant, ravi de pouvoir un peu élargir mon expérience en Rosebank. Ici aussi la bouteille est quasi vide et depuis longtemps, ce qui peut expliquer un nez franchement quasi-mutique pendant un bon bout de temps, mais qui finit par se dévoiler et rejoindre la bouche qui elle, d'entrée de jeu, est totalement dans l'identité Rosebank (à mon expérience ...) avec une grande élégance sur le thé vert, le sureau, le citron, le calcaire, le vétiver, bref c'est très joli et ça rejoint assez bien le profil des Bladnoch 1990 les plus épurés.