Bon, vu que j'ai l'air en forme, on va continuer sur le trucs un peu jeunes, de distilleries inconnues. Des trucs sans grand potentiel, quoi. Que d'ailleurs, j'avais délaisser depuis un certain temps:
- Rosebank Dun Bheagan 20yo 46%, 02/1990-2010, french oak finish, casks #90721/90722, 762 bottles.
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... nk-1990-im
- Brora Dun Bheagan Vintage Bottling 24yo 48.5%, 12/1981 - 2006, fino sherry butt n°1524, 726 bottles.
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... ra-1981-im
- Dallas Dhu Dun Bheagan 26yo 50%, 04/1981-2007, sherry butt #90711, 342 bottles.
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... hu-1981-im
- Linkwood TWA "Liquid Sun" 27yo 53.2%, 1984-2011, Bourbon Hogshead, 108 botlles.
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... od-1984-ls
- Inchgower Dun Bheagan Vintage Bottling 29yo 54.5%, 06/1982 - 2011, hogshead n°6993, 223 Bottles.
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... er-1982-im
- Ledaig Chieftain's 31yo 47.8%, 04/1973-05/2004, sherry hogsheads #1711-1712, 120 bottles.
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... ig-1973-im
- Glen Moray Duncan Taylor Rare Auld 36yo 53.1%,10/73-04/10, Cask 7037, bottle 228/328.
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... ay-1973-dt
- Caperdonich Duncan Taylor 37yo 53.4%, 11/1972-01/2010, cask 7420, botlle 96/136.
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... ch-1972-dt
- Highland Park Duncan Taylor 39yo 41.8%, 3/1968-4/2007, Cask no.3460, Bottle 142/183.
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... rk-1968-dt
- Black Bull Duncan Taylor 40yo 41.9%, Batch n°2.
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... ear-old-dt
- Black Bull "Duncan Taylor" 40yo 40,2% Batch n°1 Bottled 11/09, CS UCF 90% Single Malt 10% Single Grain.
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... ear-old-dt
Le
Rosebank est très subtil, vraiment floral, féminin. C'est vraiment très fin. On est vraiment sur la rose, la confiture de pétale de rose, avec un fond de litchi. Un peu pâtissier aussi. Avec le temps, on parvient à sentir des notes d'oranges sanguines ou de pomelos, mais faut vraiment aller les chercher. Ça n'est pas très complexe, mais c'est le genre de chose auxquels je pense quand j'entends Rosebank. La bouche est dans la lignée. Je ne sais pas si les 46% sont le résultat d'une dilution, mais ça manque de punch. Mouais, plus j'y pense, plus je passe de temps dessus, et plus je me dis qu'il a subit une dilution qu'il n'a pas très bien digéré, et c'est bien dommage. 86
Le
Brora est assez particulier. Ici, point de senteurs fermières, et pour tout dire, la tourbe y est extrêmement discrète. Non, là, on a une impression de ..."vieux". Des vieux fruits notamment. C'est très classieux. L'impression de vieux meuble, de vieux bois précieux. en fait, si, à la réflexion, on perçoit bien la tourbe, mais elle est tellement fondue. Belle élégance. La bouche est dans la lignée mais curieusement, assez fugace, de même que la finale. Il a quand même du mal à se libérer, mais dans ce contexte, on ne lui en veut pas vraiment. 89
Le
Dallas Dhu s'exprime sur de belles notes de sherry, fruits à la fois compotés et un peu acidulés. La encore du bois précieux et du vieux meuble. C'est à la fois très sherry et en même temps d’une grande finesse, délicat. Avec le temps, le nez se renforce un peu et développe des fruits secs. La bouche est dans le prolongement et révèle en plus une belle note de fruits rouges cuisinés, et amène vers une finale qui ne dépareille pas. 89
Le
Linkwood exprime des fruits tropicaux, mais de façon vraiment délétère, et pour tout dire, a du mal a percer l'alcool. En bouche, l'équilibre est un peu meilleur, mais on sent quand même l'alcool. Ça ne va pas jusqu'au franc défaut d'intégration. Ah, ce Linkwood. Depuis le début j'ai du mal avec lui. La plupart du temps, comme ce soir, je le trouve difficile. Et de temps en temps, c'est un vraie bombe. Mais pas ce soir. 87.
Ah, l'
Inchgower ne joue pas les timides, lui, au moins. De belles notes d'encaustique, de fruits jaunes acidulés. Et cette note de sous-bois qui le caractérise tellement. L'ensemble est harmonieux et gourmand. Et en bouche, c'est pareil. De la puissance, mais à la façon des malts vénérables. la bouche et la finale jouent sur les même notes que le nez, et c'est une excellente chose. Quelle concentration, ce nez. C'est joliment pommadé. 91.
Le
Ledaig est notablement différent de ce qu'on trouve en IB ces dernières années. La encore, on est dans la finesse. Un jolie tourbe ciselée. Et en même temps, c'est légèrement fermier. Et cendré. De subtiles notes de fruits rouges. Très pommadé également. La bouche s'exprime sur les même notes, mais en un peu plus expressives, et l'équilibre met plus en valeur les fruits rouges. Un whisky pas si facile, mais à sa manière, très beau. 89.
Le
Glen Moray est comme je m'en souvenais, des belles notes de fruits tropicaux pommadés accompagnées de notes de vieux bois. C'est vraiment très beau. De notes de grains de cafés viennent enrichir le tout. La bouche est harmonieuse et dans la lignée du nez et se prolonge dans la finale qui s'avère longue et chaleureuse. Ce vétéran a du punch. L'eau le rend encore plus gourmand. 92.
Ah que de souvenirs liés à ce
Caperdonich. Duncan Taylor avait sorti une sacrée série de Caperdonich 72 de haute volée. Comme celui-ci. De très belle notes de fruits exotiques, mais à la fois pas old school comme j'aime rarement, et pas non plus hyper gourmand, comme j'aime beaucoup. On reste quelque part entre les deux, et c'est une sorte d'expression de la perfection. On a également cette patine fumée digne des grands malts vénérables. Et pâtissier également, sur la génoise, presque le financier. De la poudre d'amande. Et en même temps, toujours une sacrée puissance en bouche. Ce malt est à la fois tout à fais digne de son âge, et en même temps montre encore une certaine fougue qu'on attendrait d'un malt plus jeune. 93.
Le
Highmand Park est d'une très grande finesse, sur un combo de fruits rouges et exotiques. Du bois précieux également. Il manque un peu de puissance par rapport au Caperdonich et au Glen Moray, mais il joue encore dans une autre dimension. Ce n'est pas une question d'être meilleur ou pas. C'est juste une autre catégorie. La bouche est au niveau, quoique dotée d'une amertume certaine. Ça aussi, c'est caractéristique des malts les plus vénérables. Elle est également plus puissante que le nez, nettement. 92.
Le
Black Bull batch 2 fait d'entrée de jeu plus ressentir son grain que son malt. On a tout de suite de belles notes d’encaustique, de térébenthine, de solvant, de vernis. Puis cela se calme et le malt apporte un bel équilibre, une harmonie. C'est extrêmement fondu. Tellement que c'est difficile à décrire. Il y a également des fruits secs. Du chocolat et du café aussi. Un soupçon de fruits rouges. En bouche, on retrouve ce bel équilibre et cette harmonie, sur les même notes. La finale amène de l'amertume.J'ai peu de mots pour le décrire, et pourtant, c'est pas tous les jours qu'on croise un blend de ce niveau. 90.
Le
Black Bull batch 1 joue sur un registre quelque peu différent. Une peu plus sur le malt et un peu moins sur le grain. Plus alcooleux aussi. Il lui faut un peu de temps, mais il développe de jolies notes fruitées. Des notes florales également, sur un pot pourri subtil et léger. La encore, opn est dans la très grande élégance. On est à un niveau encore supérieur au batch 2. En bouche, c'est également d'un cran supérieur. Au moins tout aussi équilibré, et en même temps, plus expressif, plus vif. j'ai toujours fait le même constat entre ces deux batches. Le 2 et est vraiment très bon, mais le 1 est meilleur.91.