Hier pour moi c'était linup Glendro 1971 contre 1972.
A ma gauche sur le ban des 1971,
#483 et
#489, à ma droite sur le banc des 1972,
#702,
#703 et
#713.
Les deux 1971 sont fantastiques, avec des profils très différents. Le
#489 est fantastique d'intensité, sur du Sherry boisé/épicé pur. le
#483 est plus exotique, plus frais, peut être plus proche des 1972 que j'ai pu goûter avant.
Dans les deux cas, les nez sont quasi-parfait.
94 pour les deux avec peut être une légère préférence pour le 1er.
Puis le
#702, qui démarre sur un nez plus discret, peut être un peu moins complexe et balancé, mais qui monte en puissance en bouche et fini dans le registre du magistral. Cette finale avec un mélange de grison, de barbecue, du bois précieux et un concentré de fruit exotique est inoubliable.
94 là aussi.
Le
#703 m'a un peu moins parlé hier, même si ça reste un whisky fantastique. Beaucoup de bois, de cuir, de bons arômes de Sherry, mais après l'exotisme des deux précédents, on se dit qu'il manque un petit truc. Le premier nez était un peu fermé, il lui faut vraiment de l'aération à celui-ci.
93 tout de même.
Enfin le
#713 que je connais bien était vraiment au top hier. La bouteille arrive à son niveau critique, et on peut dire que les années d'aération continue de le faire évoluer. Une bombe de fruit exotique, avec un équilibre hors pair. Du pur plaisir liquide.
Je ne note habituellement entre 92 et 94 (d'ailleurs, il est bien meilleur en CS Cool qu'en Copita celui-ci, le Cool ayant un très bon effet sur l'exotisme selon moi), mais hier, c'était du
95+, le gagnant de la soirée donc.
Dur de trouver un gagnant. Le #713 gagne, principalement pour le plaisir qu'il procure. Les deux 1971 étaient tout de fois des exemples de complexité, avec des nez fantastiques. #702 et #703 dont peut être un peu en dessous. C'est comme finir 4ème d'une course olympique.