à l'instant, ouverture de mes deux dernières quilles:
- Aberfeldy Exeptionnal Cask Series 19yo 43%, Oloroso Cask finish, Cask #3076-78, batch AB0419, 2256 bottles. https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... 9-year-old: Le nez est assez fermé au démarrage. Un peu de vanille, du bois, des fruits secs. Un côté un peu "corsé". De la fraicheur. Cerise à l'eau de vie léger. Peut-être floral, mais très subtilement. Semble un peu confit, pommadé. Très en arrière plan et à la limite du détectable, j'ai l'impression de trouver du cuir, du tabac, de la torréfaction. Ah, et du miel, bien sur, qui enrobe le tout. Une impression global de "vieux".
En bouche, le tout premier instant fait penser à la montée en puissance d'un cask strength mais ça s'adoucit presque instantanément. Puis dans un deuxième, ça remonte un peu avec de l'âcreté et une amertume de bois. Ca ne manque pas de caractère pour un whisky dilué. Sans être envahissante, l'amertume casse une certaine douceur miel et vanille qu'on devine encore derrière. Sans parler d'agressivité, un certain manque d'équilibre assez dommageable. Assez paradoxalement, une certaine sucrosité aussi.
La finale est dans le prolongement, sur les mêmes notes que la bouche, de longueur et d'intensité moyenne.
Il suffit de quelques gouttes d'eau pour gommer le déséquilibre en bouche, qui devient dès lors assez gourmande, sur la sucrosité du miel, rendant ce whiskys bien plus facile, même si il en devient plus simple.
Un whisky assez fidèle à ce que raconte son étiquette. On sent bien l'influence de la finition en fut de sherry après une première maturation sans doute en hogshead, peut-être en bourbon barrel. Il a besoin d'ouverture, clairement, pour gagner en expressivité et en équilibre.
J'a toujours trouve une grande similitude de profil entre Aberfeldy et Balvenie, et là, on est en plein dedans. 86/100.
- Grand Marnier Cuvée Louis Alexandre 40% (82% cognac, 18% liqueur d'orange): L'orange confite, l'orangette, le sarment de vigne saute immédiatement au pif. Très vite des notes pâtissières viennent s'ajouter. On est alors sur la bicuit Chamonix, la nonette, les souvenirs d'enfance qui remontent. On a aussi des notes plus fraiches sur le zeste et le ziste d'orange, qui tire très légèrement sur le citron. Un côté moelleux typique de ces eaux-de-vie classiques à l'ancienne, comme on peu la retrouver dans une Chartreuse ou dans un Genépi, par exemple. Ca tire aussi un peu sur le médicamenteux, comme de sentir une pastille effervescente de vitamine C, ou certaines pastilles pour la gorge (Lysopaïne par exemple), mais sans que ça emporte le profil. On est aussi à fond dans la marmelade.
En bouche, on retrouve les mêmes notes, mais c'est très sucré, liquoreux (en même temps, c'est le but). Pour autant, ça n'en est pas sucrailleux, ou encore moins écœurant. Bon, on en boirait pas non plus plusieurs verres d'affilée.
La finale, dans le prolongement, amène un pointe d'amertume, qui renforce la notion de zeste/ziste, assez bienvenue pour alléger ce côté liquoreux.
C'est très joliment fait, équilibre très maitrisé. Un gros step qualitatif par rapport à la version classique Cordon Rouge. Peut-être un peu trop liquoreux et sucré en bouche mais en même temps, c'est assez fréquent et caractéristique de ce genre d'alcool. 87.5/100