Allez hop, contrôle qualité des petites dernières:
- Calvados Drouin Très Pomme 2yo 53%, 2022A, 1450 bouteilles: Le nez est très pomme, sur la pomme verte, la Granny Smith. Un fond de compote également. Tarte aux pommes chaude qui sort du four. On sent que c'est jeune, mais y'a tellement de rondeur et d’harmonie, d'équilibre, que ça ne gène pas du tout.
La bouche est dans le prolongement, même si on sent un peu plus l’alcool, ainsi que la jeunesse au travers d'une note végétale
La finale est dans le prolongement de cette note végétal, chaleureuse, mais pas très longue.
Une maîtrise inattendue pour un alcool si jeune, même si cette jeunesse reste un peu perceptive. 86.5/100.
- Calvados Groult 11yo 46%, sherry cask finish, bouteille 666/936: La encore, le nez est très sur la pomme, mais on a aussi de l'abricot et de l'orange, un peu à la façon des Dalmore d'il y a longtemps. L'orange tire même un peu sur le métallique au bout de quelques minutes.
La bouche est un peu huileuse mais pas trop. L'attaque est toute en rondeur, puis l'alcool gagne petit à petit en puissance et picote un peu. A part ce petit picotement, la bouche est très (trop ?) fondue.
La finale démarre dans le prolongement, et ramène la note métallique perçue au nez doublée de l'amertume de l’orange, ainsi que d'une note caoutchouteuse, et même finit sur une sorte de plastique.
Ça démarrait franchement bien, mais plus la dégustation a avancé, plus c'est devenu assez bizarre, déséquilibré. 85/100.
- Calvados Drouin 15yo 40%, Lot 19329: Le nez est assez étrange, un peu comme une pomme trop douce, qui aurait perdu toute fraîcheur, toute vivacité. Une compote tiède mais qui manquerait un de parfum, comme si on avait réchauffé une compote industrielle cheap. Du bois aussi, mais du bois cheap, pas très flatteur, genre cagette ou bois d'allumette.
La bouche est très huileuse, au point que ça noie un peu tout. Genre Rozelieures du calva. Elle se finit sur une touche amère.
Amertume qui envahit la finale, amertume végétale.
La, c'est la grosse déception qu'un maison comme Drouin puisse produire ... ça. Au point que par moment, ça fait penser à du père Magloire. 80/100.
- Couvreur Overaged 43%, lot 2022002.
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... otland-mco: Le nez est très doux, très rond, peu expressif. Sur les fruits secs, la noix et ... c'est tout.
La bouche, c'est pareil, juste des fruits secs, mais de façon assez âcre.
La finale, c'est toujours pareil, le même délire sur la noix. P'tête une pointe de crème de marron.
C'est pas que ce soit spécialement mauvais, mais qu'est-ce que c'est simple, pour ne pas dire simpliste, et monolithique. Pas grand intérêt. 83/100.
- Cognac Grosperrin 18yo 51.5%, Bois Ordinaires, Ile d'Oléron, embouteillé 02 Juin 2022, lot n°917, 309 litres, bouteille n°298: Le nez est tout d'abord floral, délicat. Sur un pot pourri sucré. Du miel aussi, miel de fleurs. Légèrement saponifiant. Avec le temps, un peu de cuir et un côté salin.
La bouche est dans le prolongement.
La finale également mais se prolonge comme le nez sur quelque chose de salin.
Ce n'est peut-être pas d'une complexité folle, mais il y a la une vraie personnalité, une authenticité, une typicité d'Oléron. 87/100.
- Cognac Grosperrin 27yo 47.4%, Petite Champagne, 1992-07 Janvier 2020, lot n°748, 273 litres, bouteille n°288: Le nez est plutôt frais au démarrage puis vient un fruité délicat. Un peu de miel également.
La bouche joue sur les mêmes notes.
La finale démarre dans le prolongement, mais assez vite viennent des notes saponifiantes désagréables.
C’est plutôt joliment fait mais on aimerait plus d'expressivité et de complexité. Et puis malheureusement, la finale gâche un peu l'ensemble. 86.5/100
Bon, ben c'est quand même pas folichon, tout ça.