Ledaig 1997 23yo EVWC :
https://www.whiskybase.com/whiskies/whisky/175718
Nez huileux, fruité et maritime. La fumée est présente dès le départ, massive, iodée. L'aération lui fait beaucoup de bien, la fumée s'élève, devenant plus brumeuse. Toujours iodée mais avec du bois humide en plus. Fruits à noyaux et fleurs blanches. Cuir léger sous des algues sucrées.
Bouche huileuse, puissante. L'ensemble est maritime, salin. Citrons fumés, cuir, algues humides. Poivre présent sur les plus grosses gorgées qu'on retrouve en finale.
Finale longue, agréable. Cendres médicinales, citrons et mandarines, bois et mousses trempées.
Très agréable dans un style maritime qu'on a déjà bien croisé mais sans rien à redire, 88.
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Lagavulin 1991 24yo Feis Ile 2015 :
https://www.whiskybase.com/whiskies/whisky/68289
Nez huileux, doux pour l'ABV. Maritime sur des voiles ayant pris les embruns, mais encore chaudes du soleil qui les a séchées. Cuir, tabac, oranges fumés. Algues sèches, frottées avec du chocolat. Menthol qui apporte une fraicheur relative mais très agréable.
Bouche huileuse, massive et puissante. Franchement l'ABV est là, mais au profit d'une très belle profondeur aromatique qui renforce le côté fruité. Oranges et citrons caramélisés puis fumés. Le boisé est très agréable, éteignant la fumée, l'empêchant de prendre trop de place. Tabac poivré. Très belles pêches fumées à l'aération.
Finale longue, chaude, agrumes secs, tourbe dans du cuir ou tabac en fonction des gorgées. Maritime à force.
Très bel équilibre, d'autant plus vu l'AVB qui l'empêche d'être austère. Très bon, on prend autant de plaisir à intellectualiser qu'à boire avec gourmandise, 90.
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Port Charlotte 14yo Private Cask #0656 :
https://www.whiskybase.com/whiskies/whisky/141183
Nez crade mais gourmand, ABV indécelable. Tabac, mélasse. Tourbe caoutchouteuse, kérosène. Raisins secs, dattes, cuir sec. À l'aération, caramel épicé, noix, herbes sèches.
Bouche huileuse, massive et presque extrême sur tous ses arômes. Fruits secs trop mûrs qui ont commencés à se gâter, devenant rances. Ils passent car la tourbe est là pour écraser le reste, crade, kérosène et vieille huile caoutchouteuse. Extraits presque mazouteux de bois et de tabac.
Finale curieusement pas si longue, moyenne. La bouche s'est habituée mais les notes clivantes sont là : sirop de fruits secs camphré, huile de moteur, bois et beaucoup de tabac caramélisé. Épices cramées.
C'est extrême, pas pour tous les jours, mais j'adore, 91.