Petite reprise en douceur après de long mois sans.
- Glenglassaugh 40yo (sample): Au nez, c'est superbe. Des odeurs de liqueur de fraise, tarte à la fraise, crème pâtissière, pâte sablée, frangipane, miel, vanille, thé noir, orange sanguine, sorbet à la fraise, génoise, pain viennois, rhubarbe, gelée de coings, pèche melba, un peu de chocolat noir. Groseille et framboise maintenant, puis cerise noire, prune. Une vraie beauté. Cette catégorie de whisky dont le nez vous fait tellement vous attarder qu'on en oublierait presque de le goûter.
La bouche reprend la plupart de ces arômes, particulièrement la fraise, la framboise et la cerise, mais plutôt sous formes de fruits à l'eau de vie, avec une amertume présente mais juste dosée sans excès.
La finale est sur le noyau de fruit. Un peu de cacao amer également. Un peu courte.
Il s'agit d'un sample, je ne me rappelle plus de la version exacte ni du degré d'alcool, mais il me semble que ça doit être dans les 40%. En tout cas, c'est très beau, surtout le nez ou on pourrait y passer des heures. Comme souvent, notamment dans les whiskys âgés, après un nez superbe, bouche et finale sont un peu en dessous. Mais bon, ça mérite sans l'ombre d'un doute son 90/100.
- North Port Sestante 15yo 43%, 1974-1989 (sample):
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... t-1974-sesNez délicat, pâtissier, sur le biscuit boudoir. Vanille élégante. Miel léger et subtil. Un soupçon de thym, romarin. Chèvrefeuille, tilleul. Lait écrémé. Floral également. Biscuit LU. Graine de tournesol.
La bouche est assez simple en comparaison. Vanille et miel essentiellement.
La finale est un peu en deux temps. Dans le prolongement de la bouche, un peu saponifiant. Elle semble s'arrêter assez rapidement, puis repart pour durer assez longtemps.
Le nez est agréable quoique très classique. Mais je me demande si la bouche et la finale n'ont pas pâtit de la dilution à l'époque, ou alors peut-être un peu d'OBE ? 86/100.
- Miltonduff Sestante 22yo 43%, 1966-1989 (sample):
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... f-1966-ses Nez sur le vieux meuble poussiéreux, le vieux vernis. Puis du gras arrive l'amenant sur les arachides, la noix de cajou. Floral léger aussi. Coque de noix. Végétal amer. L'aération intensifie les notes de fruits secs. Croute de pain. Minéral sur la vieille coquille de coquillage qui a depuis longtemps perdu ses senteurs maritimes. Devient un peu pâtissier, sur la croute de brioche. Très en arrière plan, peut-être un peu de café et chocolat au lait.
La bouche est assez déséquilibrée sur une amertume saponifiante.
En finale, les notes savonneuses évoluent en bois blanc. Puis retour des fruits secs.
La pour le coup, je suis franchement déçu par rapport à ce que l'étiquette me faisait espérer. 85/100.
- Port Ellen Douglas Laing Platinium 21yo 61%,1982, cask #82/477:
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... en-1982-dl Le nez amène une tourbe élégante et sagement dosée, légèrement caoutchouteuse. Et en même temps, une pointe vive, acide, que j'ai du mal à définir. Un agrume, je dirais. Citron jaune et lime mélangé en égales parts eut-être. Joliment gras, crémeux. Peut-être de la graisse blanche. Légèrement clémentine. Fruits secs, arachide, noix de cajou. une sorte de note tout autant fruitée que florale et végétale. Bergamote ? Kumquat ! Oui, c'est à ça que ça ressemble.
La bouche est étonnamment équilibrée vu le degré d'alcool. On retrouve ce même combo très difficile à décrypter.
La finale continue sur le même thème et est tout aussi indéchiffrable.
Honnêtement, je suis perdu, je ne sais pas ce que je viens de boire, dans le sens ou je n'arrive pas à l’analyser, à le décrire. Je n'aurais jamais parié sur Port Ellen à l'aveugle. D'ailleurs, je n'aurait parié sur rien du tout. C'est extrêmement équilibré, avec une belle complexité. En tout cas, une chose est sur, c'est vraiment bon. Et l'alcool est très bien intégré. Ah zut, j'ai pas pensé à essayer quelques gouttes d’eau. 90/100.
- Port Ellen Elements Of Islay PE1 58.7%, 2009 (sample):
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... en-pe1-sms Jolies notes agrumiques dès le début du nez. Un peu de caoutchouc. La tourbe est relativement discrète et vient surtout en soutient de l'ensemble.Caramel au beurre salé. Fruits secs. Café au lait sans sucre. De la bergamote et de la main de bouddha. Thé noir. Pur-erh, voir lapsang souchong. Ecorce d'orange sanguine, de clémentine. Chocolat au lait frais à boire. Lime.
La bouche est à l'unisson, en encore plus fondue.
La finale prolonge le tout, mais ici, les fruits secs dominent.
Ce coup-ci, j'ai pensé à ajouter un peu d'eau, mais ça ne lui rend pas service.
Il est très similaire au précédent. Il joue vraiment sur ce même combo de notes difficilement déchiffrables mais remarquablement fondues et équilibrées. C'est vraiment bon. 90/100.
- Brora Duncan Taylor 27yo 51.3%, 1981, #291 (sample):
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... ra-1981-dt Le nez démarre sur une jolie tourbe pommadée et florale.Un peu de cire, mais pas trop. Avec le temps, des notes de pommes douces. Gelée de coings. Poire comice ou conférence. Verveine. Angélique. Thym. Tilleul. Pâtissier, sur la génoise, le financier, la madeleine.
On retrouve les même notes en bouches, mais en encore plus fondues. Bel équilibre.
La finale poursuit sur les mêmes notes, légèrement alcooleuse.
L'eau ne lui fait pas du bien.
La encore, j'ai du mal à décrire ce que je ressens tant c'est équilibré et fondu. Mais la encore, c'est bien bon. 90/100.