Mercredi soir, j'ai enfin réussit à aller voir le Angel's Share de Ken Loach.
C'était vost obligatoire, sauf que là, pour ce genre de film, c'est évidemment obligatoire, tant le phrasé et l'accent Ecossais est un élément indispensable du film.
Bref, j'ai bien aimé, alors que sur le papier, c'est aux absolus antipodes de mes goûts. J'ai surtout apprécié la première partie (avant le pataquès du fut de Maltmill). Cette première moitié fait très docu-fiction immersif, extrêmement authentique et vécu. J'ai bien aimé l'angle d'approche, consistant à décrire une situation très glauque, désespérée au début, sans virer dans la sinistrose ou le pathos, cynique et humoristique. Toute la démarche de rédemption du personnage principal luttant contre son milieu qui fait tout pour le faire replonger.
Après, tout ce qui touche au whisky, fort sympathique au demeurant comme toile de fond pour nous autres, est quand même un peu olé-olé.
Entre le Springbank 32yo servi certes dans de correctes glencairns, mais avec des doses de soiffard et dilué avec une "goutte" d'eau qui suffirait à irriguer le Sahara pendant 6 mois, la progression fulgurante des capacités de dégustation du personnage principal, allant même jusqu'à reconnaitre un whisky en blind à sa troisième dégustation, sans oublier McLean qui fait des dégustation en mode torpille (je nose pendant 15 seconde, j'avale goulument la première moitié du dram et je vide juste après la seconde moitié cul sec) avec des commentaires genre "c'est super bon" ... à moins que ce ne soit un appel du pied aux gorets ? Sans oublier le visite de la distillerie Deanston. Déjà, l'animatrice de la visite ..., j'avais pas noté qu'elles étaient aussi girondes dans la vraie vie. Et le pire, ce sont les verre utilisés pour la dégustation dans le club house en fin de visite, genre verre promotionnels Kronembourg.
La seconde moitié est moins intéressante, avec toutes ces péripéties rocambolesques autour du fut de Maltmill se concluant sur sorte d'anti-morale, genre "le crime paye s'il est sympathique" et qui va complètement à l'encontre de la première partie.
Mais bon, au final, c'est un très bon film, plaisant, qui a un cachet particulier pour nous avec le whisky en toile de fond.
Ah si, mention spécial au super paumé qu'ils se traînent tout du long, m'a bien fait marrer. L'est gratiné leur copain.
Par contre, pas du tout eu l'envie d'aller voir le Spider Man, même pas une seconde.