jazza a écrit : ↑26 janv. 2025, 22:06
J'avoue être très étonné de cette question et de ce titre de TA part

Tu connais bien l'affaire je crois !
Justement, après toutes les discussions (épuisées) à ce sujet ici ou ailleurs, plus les interviews de certains pontes dans le domaine, ce qu'il en ressort c'est justement que "non ce n'était pas mieux avant", voire même que c'est mieux maintenant qu'avant. La seule exception dans cette histoire, c'est les fûts de sherry je pense.
Aujourd'hui on ne retient QUE les pépites de l'époque (en oubliant les quantités de jus sans intérêt), qui ont en plus pour elles, la fait d'avoir passer quelques décennies en bouteille, mais dans la moyenne, de mémoire SV semble dire clairement et assez objectivement, que le niveau est mieux aujourd'hui qu'aux époques que tu cites.
En tout cas, s'il y a encore des choses à apprendre à ce sujet, je reste intéressé.
Tu évacues la question un peu vite il me semble

- le sujet n'est pas épuisé, loin de là.
Comme tu le pointes, il y a déjà deux aspects à cette discussion:
- est-ce que c'était mieux avant?
- si c'était mieux, pourquoi?
(et une éventuelle question subsidiaire pour prolonger les débats à l'infini: - le rôle de l'OBE)
Ce que dit SV et d'autres avec lui, c'est que, de nos jours, le niveau standard est devenu plus fiable, "consistent", généralement d'un bon niveau, là où jadis c'était plus aléatoire, "less consistent", avec des hauts et des bas. En gros, d'un point de vue industriel, tout est plus maîtrisé aujourd'hui, plus standardisé aussi, avec un niveau moyen supérieur à autrefois... mais aussi moins de trucs dingues. Le coeur de la discussion, c'est qu'une bonne partie de la production que nous connaissons de l'époque en question, en tant qu'amateurs un peu fêlés, propose un nombre conséquent de whiskies d'un niveau hallucinant, qui n'existe quasiment plus dans les bottlings d'aujourd'hui.
Donc la question de Smokey-Kong est évidemment toujours d'actualité, d'autant plus que certains entrepreneurs (également amateurs connus par ailleurs) se sont lancés dans la quête du graal malté, à savoir tenter de refaire du whisky à l'ancienne (de Dornoch à Kythe, Aaron Chan etc.).
L'explication des pépites d'antan ne se limite pas non plus au sherry ou à l'utilisation de paraxette: il y a pléthore de différences avec aujourd'hui qui vont des matières premières (en incluant les levures) aux techniques de production (en commençant par le maltage) jusqu'aux fûts.
Un ancien membre de ce forum, qui quittait les rivages maltés à l'époque (pour s'intéresser au vin, tant pis pour lui, tant mieux pour nous qui avions pu profiter alors de la vente d'une grosse partie de ces flacons et samples), m'avait dit à moi, jeune padawan, une phrase dont je me souviens encore: "tu verras, au fur et à mesure que tu vas te passionner pour le whisky, tu n'achèteras quasiment plus que des whiskies anciens, ce sont les plus intéressants". A l'époque, je lui rétorquai que les nouveautés me paraissaient bien plus intéressantes que les vieux bottlings poussiéreux (je parle de la grande époque des TWA du début des années 2010, des Malts of Scotland, etc. qui sortaient alors surtout des vintage 70's). Et petit à petit, je me suis rendu compte qu'il avait raison, et depuis un moment déjà, la majorité de mes achats ce sont des vieilles bouteilles achetées aux enchères (aussi parce que je peux me le permettre, tout le monde n'a pas cette chance évidemment).
(je sors le pop corn

)