canis lupus a écrit :Pour le Coffey Grain, je ne l'ai pas encore gouté (je n'ai d'ailleurs jamais gouté de whisky de grain, il me semble).
Si tu aimes les Irish, tu aimeras les whiskies de grain

.
canis lupus a écrit :(...) mais chaque fois que j'en ai croisé une bouteille, le prix était trop élevé pour moi (enfin pour l'instant). Pour le Hakushu, je ne l'ai pas encore croisé (...)
A quelques exceptions près, les Japonais ne sont pas donnés. Mais les bons grains s'envolent (Autour de 80€ pour un Coffey Grain, et les vieux Lochside, Invergordon, ou Strathsclyde sont plutôt proposés autour de 120/160).
canis lupus a écrit :(...) Pour les Irish, tu ne cites pas de Bushmill ?
Je voulais choisir un échantillon "représentatif" de l'offre Irlandaise. Pour ce que j'ai pu goûter de Bushmill, à ses jeunes et fringants fruités (10 ans, Black) je préfère le Jameson 12 ans et le Redbreast 12 & 15. Aux plus ambitieux Bushmill 12 et 16, je préfère le Jameson 18 ans. Et je ne connais pas de Bushmill franchement tourbé. Cela dit, une bouteille de Black Bush ou de Tullamore Dew perdues dans mon placard sauront satisfaire mon appétit de gourmandise.
canis lupus a écrit :(...)Je suis bien d'accord que les Irishs ne présentent pas autant de diversité que les scotchs, mais ramené au nombre de distilleries ? Et puis, tout comme pour les whiskys japonais, je n'ai pas encore été déçu par un Irish. Ce sont souvent des whiskys qui ne payent pas de mine, qui ne sont pas forcément renommés/reconnus, et pourtant, c'est toujours une agréable rencontre. Comme ma dernière acquisition par exemple, l'Inishowen.
Pour le Jameson, c'est vraiment si bon ? N'y a-t-il que le 18yo d'intéressant ?
"Vraiment si bon", je ne sais pas. Disons que j'aime avoir une bouteille de 12 ans dans mon placard en permanence par ce qu'il y'a des soirs où je n'ai envie ni de tourbe, ni de sel, ni de Sherry, mais de quelque chose de limpide, de fluide, de gourmand, et que dans ce registre ça coûte 2 fois moins cher qu'un Yamazaki 10 ans et 5 à 10 fois moins cher qu'un vieux "Fuit Bomb" du Speyside. Ca me permet de satisfaire ma gourmandise pour pas cher, mais en plaisir pur, un Lochside Clan Denny 1963 aura toujours ma préférence !
canis lupus a écrit :(...)Pour la variété des scotchs, je suis partagé. C'est très vrai pour les whiskys des iles. Mêmes les Islays tourbés sont bien différents les uns des autres.
Mais lorsqu'on revient sur l'Ecosse "continentale", beaucoup de choses se ressemblent, je trouve. Certains comme Macallan, Aberlour ou Balvenie ont une vraie personalité, amha, mais pour le reste, je trouve que les Speysides, les Highlands ou les Lowlands ont tous un sacré air de famille un peu trop envahissant (le fameux côté floral ?). Je ne dit pas qu'ils sont tous identiques, loin de là, mais chaque fois que j'en découvre un nouveau, ma première réaction est souvent "ouais, bon, ok, c'est un Speyside quoi, un de plus" (remplacer par Highland ou Lowland le cas échéant). C'est sans doute que mon palais et mon nez sont loin d'être assez affutés pour détecter les singularités subtiles. Après, il y a bien les "finsih" plus ou moins spéciaux, mais la aussi, les Sherry/Port/Madeira/etc ... se ressemblent souvent beaucoup pour moi. Quand aux "finish" plus exotiques/étranges/hasardeux, ben le résultat n'est pas toujours au rendez-vous.
Je serais assez tenté de dire que tant que tu resteras sur cette opinion, c'est que tu n'auras pas suffisamment goûté de choses

. Lors de notre soirée Irish, nous nous faisions la reflexion que tout cela était ma foi très agréable (moi je dis même "très bon"), mais que dans l'absolu, avec un échantillon en blind total, nous serions bien en peine d'identifier la version, voire la distillerie d'origine. Alors, qu'en Ecosse, que de différences entre un Aberlour et un... Aberlour ! Que de différences dans le sensations entre le jeune et fringant 1998 de Jean Boyer (Gifted Stills), tout sur le fruit et les fleurs, le 16 ans OB passe-partout, et le très concentré et vineux Abunad'h (du moins le Batch 12, le seul que j'ai en stock) ! Et l'expérience peut-être répétée à l'infini ou presque : j'ai goûté des Glenrothes qui ressemblaient à de vieux cognacs, tout sur le vin, le bois, le pruneau sec, et d'autres hyper exotiques, sur le maracuja ou le sorbet à la mangue.
Je prends les paris : rendez-vous dans 1 ou 2 ans. Sûr qu'au rythme auquel ta cave s'enrichit tu ne tiendras plus le même discours.