Bishlouk a écrit :Je pensais surtout au fait que beaucoup de distilleries ayant été fondées dans les années 1800 ou début 20ème siècle ont pu développer un savoir faire, peaufiner leurs recettes, rassembler un "pool" de vieux fûts en bois qui ont bonifié, bref définir leur "style".
Wolfburn n'a rien de tout ça, et va devoir passer pas mal d'années à construire tout ça. Ce n'est pas, à mes yeux, un entrepôt et des alambics flambants neufs qui font un bon whisky ou un savoir faire (ou je me trompe ?)
Ben sans vouloir dire que tu te trompes, je pense qu'il y a tout de même un peu de naïveté dans ton post.
Il me fait un peu penser à la publicité pour la laitière, où on voit une dame sortie directement d'une peinture flamande du euh... .. siècle et qui prépare ses Danone avec amour et passion tout en se faisant pincer les fesses par un gentilhomme qui passe en chaise à porteurs dans une rue pavée de bonnes intentions.
Il y a deux cent ans, on buvait le whisky à la sortie de l'alambic et bien souvent dans des verres d'une pinte. Oui, on savait vivre en ce temps-là, mon bon monsieur. On savait vivre, mais on ne durait pas très longtemps. Allez savoir pourquoi.
L'utilisation de fûts doit tou au hasard. Personne ne se souciait de trouver de bons fûts, il fallait simplement trouver des récipients pour conserver le whisky qui n'était pas bu tout de suite. Comme les espagnols exportaient leur sherry en tonneaux vers l'angleterre, voilà la belle occase pour les distilleries... De vieux tonneaux qui allaient être jetés de toutes façons. Pas cher, le récipient.
On s'est rendu compte plus tard que ces fûts de sherry pouvaient à la longue avoir une influence bénéfique sur le whisky. Mais encore une fois, c'est dû au hasard.
Ce qui est plus important dans une distillerie, c'est la forme et la taille de l'alambic (enfin, des alambics) et leur matière qui est obligatoirement du cuivre.
Les distilleries d'il y a deux cent ans mettaient des alambics en place sans trop savoir quel était leur impact sur la qualité du whisky. Et si le whisky était bon (encore une fois bien souvent par hasard), fallait plus rien toucher. Fallait même plus enlever les toiles d'araignées de peur que la qualité du whisky n'en soit affectée. Je pense que c'est chez Longmorn que cette histoire se raconte...
Alors bon, les temps ont évolué, et on connait maintenant l'importance de la surface de cuivre qui entre en contact avec le liquide bouillant, on connait l'importance de l'inclinaison du col de cygne, on connait l'importance de la constance de la température, et crois-moi personne n'est assez fou pour se lancer dans la construction d'une nouvelle distillerie en Ecosse sans avoir un minimum de bagage.
Ces gars-là ne sont pas des amateurs.
Ceci dit, ils ont un joli logo qui pourrait faire fureur sur des t-shirts avant de pouvoir vendre leur premier whisky digne de ce nom d'ici 10-15 ans.