Vendredi 9 Janvier 2015, première dégustation de l'année, consacrée aux distilleries disparues.
Voici, dans l'ordre de dégustation, les 5 whiskies qui ont traversé le temps pour notre plus grand plaisir :
1) LITTLEMILL 25 ans (1988 - 2013) ... issu d'un ex fût de Sherry Hogshead embouteillé à 47,1% pour Three Rivers & The Whisky Agency en 110 ex. pour le Japon.
Un nez très aromatique sur le Sherry mais aussi herbacé, feuilles de tabac, offrant aussi une belle fraîcheur avec des notes d'agrumes, d'oranges confites, d'abricot puis de chocolat et de nougat. Pour résumer, un nez superbe.
La bouche développe des notes de pruneaux d'Agen moelleux, de Kaki, avec du boisé, de la résine, du cacao et offre une assez longue finale sur une agréable amertume
2) PORT ELLEN 18 ans (1981 - 1999) embouteillé par Gordon & MacPhail à 40%
Un nez d'une élégance caractéristique d'un PE avec une légère tourbe et des arômes d'herbe coupée.
La bouche est marquée par une belle tourbe ciselée accompagnée d'agrumes (yuzu), de poire et de noisette, très légèrement grasse.
La finale, assez courte (en raison de sa dilution à 40%) laisse place à une légère et agréable amertume de peau de raisin.
3) GLEN MHOR 19 ans (08/1976 - 01/1995) embouteillé par Cadenhead's à 57,8%.
Le nez est étonnamment fermé mais avec l'aération se dégage des notes de pierre ponce, de pomme mais aussi un aspect herbacé.
La bouche présente des saveurs de café au lait froid et après dilution, se montre moins austère pour laisser la place aux fruits (pomme, abricot très jeune) et aux céréales.
Le finale est minérale et citronnée.
4) DALLAS DHU 30 ans (15/081975 - 16/01/2006) embouteillé par Signatory Vintage à son degré naturel de 48,3%
Presque 10 % d'alcool de moins que son prédécesseur, mais le nez offre un tel parfum complexe et séduisant qu'il résiste brillamment. Il se dégage donc des arômes d'herbe coupée, de champignon, de thé vert, mais aussi de camphre et de menthol.
La bouche, herbacée, sur l'huile d'olive, est complexe. Elle reprend les caractéristiques du nez avec une finale en amertume longue et agréable comme un Campari.
5) MILLBURN 35 ans (1969 - 2005) Rare Malt embouteillé brut de fût à 52,1%.
Je ne regrette pas d'avoir attendu 6 ans pour ouvrir ce petit joyau.
Son nez est fantastique, sur la cire, le miel de montagne, à la fois médicinal et fumé avec des effluves de Gaze humide, de paille, d'écurie, de cuir mouillé, de persil...
La bouche, moyennement grasse, apporte tourbe, citron, châtaigne, viande rôtie froide, algue (Nori), concombre (très léger) avec une rétro sur des cendres de cigare froides. J'en oublie au moins la moitié mais il me fait penser au MILLBURN 1972 de chez Gordon & Macphail embouteillé en 2006 à 46%...un choc !
En accompagnement, de la charcuterie Corse (cochon, sanglier et Figatelli) et magret séché en brochettes avec du brebis basque, foie gras et quelques cannelés et figues pour finir.
La salle qui nous hébergeait fait partie des crayères des Montquartiers à Issy-les-Moulineaux et même si j'avais oublié la sono, les whiskies dégustés ce soir là nous ont joué de belles mélodies en sous-sol.
Je laisse la place aux participants pour compléter mes notes et ajouter des photos (attention : pas de dossier

)
A bientôt.