Regoute le Ben Nevis au lieu de me traiter de cochon ! ( grouik grouik ! )
Ce soir, c'était ...
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- Von Barton
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Re: Ce soir, c'était ...
"Tout homme a le droit de dire ce qu'il croit être la vérité, et tout autre a le droit de l'assommer pour cette bonne raison."
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Re: Ce soir, c'était ...
Je vais essayer ce soir.Von Barton a écrit : ↑27 mars 2020, 14:37Regoute le Ben Nevis au lieu de me traiter de cochon ! ( grouik grouik ! )![]()
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canis lupus
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Re: Ce soir, c'était ...
Ouverture de mes dernières acquisitions, ça faisait longtemps:
- Dalwhinnie Winter's Frost GoT House Stark "Winter Is Coming" 43%, code L929CM001 00008199.
- Ardbeg Blaaack Special Comitee Only Edition 2020 50.7%, New Zealand Pinot Noir wine casks, code L2383755 17/12/2019 001281.
- Clynelish Artiste Collective 10yo 43%, 2008, #2.7, 9 refill bourbon barrels, pour LMDW, code L18/562.
- Royal Lochnagar GoT House Baratheon "Ours Is The Fury" 12yo 40%, code L9296CM005 00000408.
- Mortlach GoT Six Kingdoms 15yo 46%, code L9310CM003 00023685.
Le Dalwhinnie a un nez étonnement sympa. Très malté et basique au début, il s'enrichit assez vite de notes de confiture de rose, de litchi, de confiture de coing, de l'abricot sec. Une peu de brioche et de croute de pain également. En bouche, c'est plus décevant avec une attaque grasse mais un peu agressive, déséquilibrée, un âcre. Une très légère pointe florale derrière un mur de malt.
L'Ardbeg démarre sur un nez relativement puissant, intense, mais très étrange. Y'a une tourbe bien présent, presque massive, du chocolat noir, des notes viandées sur les lardons, la ventrèche au barbecue, de l'orange sanguine, peut-être même du cuir. C'est joyeusement foutraque. Une note fraîche, mentholée, presqu'à la Talisker vient vivifier le tout. De la génoise également. La bouche est très grasse et un petit peu mordante, mais pas trop. Chaleureuse, très tourbée, un peu trop sucrée. La finale est puissante et longue, végétale et réglissée, elle laisse une impression légèrement poivrée.
Le Clynelish est très ... Clynelish. De la cire à profusion, mais là, elle laisse d'autres notes s'exprimer, sur le bois précieux, le pot pourri, la bruyère, des notes végétales de fleur coupée, C'est très suave, délicat. La bouche est moelleuse et très ronde, bien équilibrée et plutôt harmonieuse, elle ma,que un peu de précision et de ooomph. Ca ne va pas jusqu'à la surdilution, mais ... Ne serait une légère point d'âcreté, ça se boirait comme du petit lait. Pas souvent qu'un Clynelish typique me plait.
Le Lochnagar est très subtil, pas facile à cerner, et pourtant plaisant. Comme un doux murmure.Légèrement mentholé. Il peine à s'ouvrir, même en l'aérant. La bouche est du même tonneau. Je reste quand même sur ma faim. Espérons qu'il va s'ouvrir avec le temps.
Le Mortlach est hyper pommadé, de la pomme douce, genre Golden, puis de la croûte de pain. La bouche est plus intéressante, sur le réglisse Haribo et la bâton de réglisse.Une légère amertume un peu acre, avec une légère morsure d'alcool, mais ici, ces notes dont je ne raffole pas d'habitude vont plutôt bien avec le profil. Là aussi, j'espère que l'ouverture fera son effet.
Au bilan, un Dalwhinnie un peu mieux que la version qu'on trouve depuis des années en GMS, un Ardbeg assez positivement surprenant, un Clynelish à la fois typique et qui me plait bien, et un Lochnagar et un Mortlach qui me laissent sur ma faim, pour l'instant.
- Dalwhinnie Winter's Frost GoT House Stark "Winter Is Coming" 43%, code L929CM001 00008199.
- Ardbeg Blaaack Special Comitee Only Edition 2020 50.7%, New Zealand Pinot Noir wine casks, code L2383755 17/12/2019 001281.
- Clynelish Artiste Collective 10yo 43%, 2008, #2.7, 9 refill bourbon barrels, pour LMDW, code L18/562.
- Royal Lochnagar GoT House Baratheon "Ours Is The Fury" 12yo 40%, code L9296CM005 00000408.
- Mortlach GoT Six Kingdoms 15yo 46%, code L9310CM003 00023685.
Le Dalwhinnie a un nez étonnement sympa. Très malté et basique au début, il s'enrichit assez vite de notes de confiture de rose, de litchi, de confiture de coing, de l'abricot sec. Une peu de brioche et de croute de pain également. En bouche, c'est plus décevant avec une attaque grasse mais un peu agressive, déséquilibrée, un âcre. Une très légère pointe florale derrière un mur de malt.
L'Ardbeg démarre sur un nez relativement puissant, intense, mais très étrange. Y'a une tourbe bien présent, presque massive, du chocolat noir, des notes viandées sur les lardons, la ventrèche au barbecue, de l'orange sanguine, peut-être même du cuir. C'est joyeusement foutraque. Une note fraîche, mentholée, presqu'à la Talisker vient vivifier le tout. De la génoise également. La bouche est très grasse et un petit peu mordante, mais pas trop. Chaleureuse, très tourbée, un peu trop sucrée. La finale est puissante et longue, végétale et réglissée, elle laisse une impression légèrement poivrée.
Le Clynelish est très ... Clynelish. De la cire à profusion, mais là, elle laisse d'autres notes s'exprimer, sur le bois précieux, le pot pourri, la bruyère, des notes végétales de fleur coupée, C'est très suave, délicat. La bouche est moelleuse et très ronde, bien équilibrée et plutôt harmonieuse, elle ma,que un peu de précision et de ooomph. Ca ne va pas jusqu'à la surdilution, mais ... Ne serait une légère point d'âcreté, ça se boirait comme du petit lait. Pas souvent qu'un Clynelish typique me plait.
Le Lochnagar est très subtil, pas facile à cerner, et pourtant plaisant. Comme un doux murmure.Légèrement mentholé. Il peine à s'ouvrir, même en l'aérant. La bouche est du même tonneau. Je reste quand même sur ma faim. Espérons qu'il va s'ouvrir avec le temps.
Le Mortlach est hyper pommadé, de la pomme douce, genre Golden, puis de la croûte de pain. La bouche est plus intéressante, sur le réglisse Haribo et la bâton de réglisse.Une légère amertume un peu acre, avec une légère morsure d'alcool, mais ici, ces notes dont je ne raffole pas d'habitude vont plutôt bien avec le profil. Là aussi, j'espère que l'ouverture fera son effet.
Au bilan, un Dalwhinnie un peu mieux que la version qu'on trouve depuis des années en GMS, un Ardbeg assez positivement surprenant, un Clynelish à la fois typique et qui me plait bien, et un Lochnagar et un Mortlach qui me laissent sur ma faim, pour l'instant.
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Re: Ce soir, c'était ...
Sympa ces notes de dégustation. Tu vois que ça vient vite, suffit de s'y mettre et de décrire ce qu'on ressent sans se prendre le tête. Le reste vient tout seul avec la pratique.Von Barton a écrit : ↑27 mars 2020, 13:12 Hier après midi, je me suis fumé un Bolivar Belicosos Torpedo, et j’ai accompagné ça de trois whisky :
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... es-1995-sv
Benrinnes que j’ai trouvé sur le fruité avec une note de gingembre ( un côté relevé et piquant ), avec une note acidulée ( un peu comme dans de la crème fraîche, la nore un peu « aigre » qu’il peut y avoir... « aigre » sonne comme péjoratif, mais la, ce n’est pas le cas pour ce whisky )
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... -2008-lmdw
Ensuite ce Clynelish Artist Collective, qui malgré ses 43%, me procure beaucoup de plaisir ! Avec l’ouverture ( ça doit faire 3 ou 4 mois que je l’ai ouvert ), il est devenu super sympa, et j’y retrouve tout ce que je peux attendre d’un jeune Clynelish en ex fut de bourbon ( un vatting de 9 refill bourbon Barrel dans ce cas )
Le côté « waxy », côtier ( avec les notes minérales, et légèrement salines qui me font penser à des embruns que tu prendrais dans la gueule du haut de la falaise surplombant l’océan !)
un très bon jeune Clynelish je trouve !
https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... is-2011-sv
Alors ce Ben Nevis embouteillé par le caveau d’Ostwald
( mon caviste ), le cigare à masqué une partie des arômes, et c’est dommage !
Ce Ben Nevis m’avait marqué quand je l’avais goûté au caveau, par le fait que du haut de ces 62,8%, l’alcool me paraît très bien intégré. Le distillat est bien « crémeux » et il donne tout de suite un côté fruité, avec un pointe de vanille ( certainement due au fût de bourbon, qui je pense doit être un First fill ). Ça me fait penser, en début de bouche, à une crème dessert aux fruits ( banane, pêche, mais avec un petit côté « waxy » aussi ), pour évoluer sur une touche citronné qui s’intensifie, très certainement due au haut degré d’alcool ( je ne sais pas si ça vous le fait a vous aussi, quand le degré d’alcool est plutôt haut, sur la finale, le « piquant » sur la langue tourne vers une note citronnée, ou plutôt une pointe « d’acidité agrumique »... je serais curieux d’avoir vos avis sur ce point. )
Enfin moi j’adore ce Ben Nevis ! Surtout depuis qu’il s’est ouvert un peu... ( pour l’anecdote, Jnpons l’avait goûté sur un sample fait des l’ouverture de la bouteille, et d’apres sa note whiskybase, avait trouvé que la bouche n’était pas tout à fait au niveau du nez, notamment à cause d’une finale un peu courte... bon, il l’a quand même noté 87, ce qui laissait présager un bon potentiel après ouverture je pense... et la, je dirais qu’on y est presque )
Mais comme je disait, le cigare, assez puissant, à un peu occulté le fruité lors de la dégustation d’hier... malgré ca, je présage un bon avenir à ce Ben Nevis ! ( et je ne dis pas ça parce que c’est un embouteillage exclusif de mon caviste... bon, allez, peut être un peu quand même... )
il me fait d’ailleurs un peu penser au Artist Collective de 2018, mais avec un degré d’alcool bien plus élevée.
Encore une belle dégustation whisky / cigare !
- Von Barton
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Re: Ce soir, c'était ...
Vers 21h30 ce soir, mon téléphone sonne, et bizarrement, je vois ma tête dans l’ecran... je me dis « mais c’est quoi ce bordel ? »... je fini par décrocher, et voilà que je vois un de mes amis sur l’écran ! non... en fait, j’avoue, c’est même mon seul ami ( en dehors de ceux que je me suis fait via le forum )... vous vous rappelez ? Je vous avais dit que je n’avais pas de vie sociale...
Enfin bref, j’ai donc fini par apprendre que le fait qu’on puisse discuter avec nos trognes sur les écrans, ça s’appelait « FaceTime ».
A priori c’est un truc qui se fait maintenant, des « apéros FaceTime » ( on en apprend tout les jours
)
Donc, pour en venir au vif du sujet :
Un Partagas Mille fleurs comme cigare, j’ai alors un peu fouiné dans mes samples pour enfin me servir un Ben Nevis 1996 Caora qui avait été splité par Jazza.
Étant en mode « apero », je n’ai pas non plus fait une analyse détaillé du whisky, je dirais donc juste : il y a des fruits, et c’est super bon !
Arrivé au dernier tiers du cigare, je me suis servi un dram de Springbank 16yo Local Barley, qui, avec sa légère tourbe « fermière », et ses notes citronnés, à créé une belle alliance whisky cigare !
Cigare fini ( mais apparement pas l’apero FaceTime ), je me suis dit « tiens, pourquoi pas une petite tuerie ? ».
Et j’ai donc fini par piocher mon sample de Port Ellen 2nd Release, qui est toujours aussi extraordinaire ( merci pour le Split Arnaud, même si ça remonte maintenant )
Pas vraiment d’analyse poussée non plus, mais je peux juste dire que c’est super bon, citron, agrumes divers, peut être une touche marine, et tourbe fine caractéristique, que j’ai retrouvé dans tout les PE que j’ai goûté jusque là ( bon ok, je n’en ai goûté que 4 pour le moment... bien que j’en ai encore 4 autres qui attendent dans la boîte à sample, on verra si le fait que cette tourbe soit caractéristique se confirme )
J’ai, a la moitié du dram, ajouté 3 petites gouttes d’eau, par rapport à un très vieux post de Dede, ou il expliquait qu’il trouvait que ça l’ouvrait bien ( ben oui, je vous disais bien que je n’avais pas de vie sociale... ça me laisse le temps de lire les vieux sujets perdus dans les confins du forum
).
Et bien merci Dede ! Ça lui a fait le plus grand bien à ce PE, les arômes sont devenu plus « amples » !
Bilan de la soirée : j’ai appris à faire un apéro 2.0, et j’ai bu 3 très bon dram en discutant avec mon pote !
Enfin bref, j’ai donc fini par apprendre que le fait qu’on puisse discuter avec nos trognes sur les écrans, ça s’appelait « FaceTime ».
A priori c’est un truc qui se fait maintenant, des « apéros FaceTime » ( on en apprend tout les jours
Donc, pour en venir au vif du sujet :
Un Partagas Mille fleurs comme cigare, j’ai alors un peu fouiné dans mes samples pour enfin me servir un Ben Nevis 1996 Caora qui avait été splité par Jazza.
Étant en mode « apero », je n’ai pas non plus fait une analyse détaillé du whisky, je dirais donc juste : il y a des fruits, et c’est super bon !
Arrivé au dernier tiers du cigare, je me suis servi un dram de Springbank 16yo Local Barley, qui, avec sa légère tourbe « fermière », et ses notes citronnés, à créé une belle alliance whisky cigare !
Cigare fini ( mais apparement pas l’apero FaceTime ), je me suis dit « tiens, pourquoi pas une petite tuerie ? ».
Et j’ai donc fini par piocher mon sample de Port Ellen 2nd Release, qui est toujours aussi extraordinaire ( merci pour le Split Arnaud, même si ça remonte maintenant )
Pas vraiment d’analyse poussée non plus, mais je peux juste dire que c’est super bon, citron, agrumes divers, peut être une touche marine, et tourbe fine caractéristique, que j’ai retrouvé dans tout les PE que j’ai goûté jusque là ( bon ok, je n’en ai goûté que 4 pour le moment... bien que j’en ai encore 4 autres qui attendent dans la boîte à sample, on verra si le fait que cette tourbe soit caractéristique se confirme )
J’ai, a la moitié du dram, ajouté 3 petites gouttes d’eau, par rapport à un très vieux post de Dede, ou il expliquait qu’il trouvait que ça l’ouvrait bien ( ben oui, je vous disais bien que je n’avais pas de vie sociale... ça me laisse le temps de lire les vieux sujets perdus dans les confins du forum
Et bien merci Dede ! Ça lui a fait le plus grand bien à ce PE, les arômes sont devenu plus « amples » !
Bilan de la soirée : j’ai appris à faire un apéro 2.0, et j’ai bu 3 très bon dram en discutant avec mon pote !
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Dr. Samuel Johnson
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Re: Ce soir, c'était ...
Le PE 2nd release ! La première bouteille d'exception que je me suis offerte. Payée 200€ chez mon caviste en 2006, une putain de somme à l'époque ! (en plus mon caviste était cher). Et je ne peux que confirmer : l'eau lui fait le plus grand bien, comme d'ailleurs à la plupart des official releases que j'ai pu goûter qui sont souvent alcooleux.
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Re: Ce soir, c'était ...
Hier soir :
ouverture de l'Auchentoshan Douglas Laing 1996 Edition Halloween ! Distillé le jour de la St Quentin (mon prénom) 1996 (mon année de naissance).
ça : https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... an-1996-dl
Petite tuerie, super heureux d'enfin trouver un Auchentoshan qui me plait ! J'ai acheté la bouteille à l'aveugle car j'étais à peu près sûr que ça allait me plaire : une triple distillation aboutie sur un Refill Hogshead en brut de fût… ça sentait le profil très "spirit driven".
ça n'a pas manqué. C'est gavé de note maltées, citronnées et florales sur le miel. Le nez est finalement très fondu c'est délicieux. La bouche très tendu, droite, sèche, presque explosive, et grosse longueur sur la floralité miellée et les agrumes. J'aime ces profils, c'est intense.
Je pense que l'aération va lui apporter le fondu du nez aussi en bouche, le genre de whisky qui a un gros potentiel d'évolution.
On est déjà sur un bon 89 pour ma part.
En plus, je dois avouer que je kiffe très fortement le packaging, mais bon ça on s'en fout un peu haha !
ouverture de l'Auchentoshan Douglas Laing 1996 Edition Halloween ! Distillé le jour de la St Quentin (mon prénom) 1996 (mon année de naissance).
ça : https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... an-1996-dl
Petite tuerie, super heureux d'enfin trouver un Auchentoshan qui me plait ! J'ai acheté la bouteille à l'aveugle car j'étais à peu près sûr que ça allait me plaire : une triple distillation aboutie sur un Refill Hogshead en brut de fût… ça sentait le profil très "spirit driven".
ça n'a pas manqué. C'est gavé de note maltées, citronnées et florales sur le miel. Le nez est finalement très fondu c'est délicieux. La bouche très tendu, droite, sèche, presque explosive, et grosse longueur sur la floralité miellée et les agrumes. J'aime ces profils, c'est intense.
Je pense que l'aération va lui apporter le fondu du nez aussi en bouche, le genre de whisky qui a un gros potentiel d'évolution.
On est déjà sur un bon 89 pour ma part.
En plus, je dois avouer que je kiffe très fortement le packaging, mais bon ça on s'en fout un peu haha !
- Von Barton
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Re: Ce soir, c'était ...
C’est marrant quand même, mais quand tu me dis 200€, au jour d’aujourd’hui, ca me parait plus qu’abordable, alors que je peux clairement concevoir qu’a l’époque c’était une fortune pour une quille... pourtant, c’est toujours la même bouteille, contenant le même whisky...dede a écrit : ↑28 mars 2020, 12:15 Le PE 2nd release ! La première bouteille d'exception que je me suis offerte. Payée 200€ chez mon caviste en 2006, une putain de somme à l'époque ! (en plus mon caviste était cher). Et je ne peux que confirmer : l'eau lui fait le plus grand bien, comme d'ailleurs à la plupart des official releases que j'ai pu goûter qui sont souvent alcooleux.
J’imagine que nombres de personnes ayant refusé d’acheter « cher » des PE, Brora, Bunnah 68, Bowmore 64, etc a l’époque, doivent aujourd’hui se mordre les c..lles de ne pas avoir saisi l’occasion...
Mais après, qui pouvait prévoir une telle envolée des prix ?
Je sais juste qu’il n’y a vraiment pas grande chance que je puisse, un jour, mettre la main sur une des bouteilles précitée...
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Re: Ce soir, c'était ...
C'est tout à fait vrai, et c'est tout à fait mon cas, car j'ai connu la même période que dédé, et j'en ai "laissé filer" des quilles qui paraissent aujourd'hui fabuleuses.Von Barton a écrit : ↑28 mars 2020, 12:56 C’est marrant quand même, mais quand tu me dis 200€, au jour d’aujourd’hui, ca me parait plus qu’abordable, alors que je peux clairement concevoir qu’a l’époque c’était une fortune pour une quille... pourtant, c’est toujours la même bouteille, contenant le même whisky...
J’imagine que nombres de personnes ayant refusé d’acheter « cher » des PE, Brora, Bunnah 68, Bowmore 64, etc a l’époque, doivent aujourd’hui se mordre les c..lles de ne pas avoir saisi l’occasion...
Mais après, qui pouvait prévoir une telle envolée des prix ?
Mais il faut aussi prendre en compte le pouvoir d'achat de l'époque. En ce temps là, 200€ me semblait aussi inaccessible que 500€ aujourd'hui.
Quand j'ai eu 20 ans d'ancienneté dans ma boite, je me suis fait la réflexion que mon salaire avait très exactement doublé depuis mon embauche.Mon salaire d'embauche, converti en euros, n'atteindrait même pas le SMIC actuel. Aujourd'hui, mon net avant impôts doit représenter environ 230% de mon salaire d'embauche et peut-être bien 140% de ce que je devais gagner au milieu des années 2000.
Re: Ce soir, c'était ...
En ce moment, ça : https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... rioch-1965
Qu'est-ce que je regrette de ne pas avoir connu Glen Garioch un chouïa plus tôt pour acheter quelques quilles de ce genre ! La tourbe a ce caractère old school que l'on ne retrouve plus, une grande finesse relevée par de l'iode et des embruns, le fondu des arômes est parfait, l'alcool superbement intégré, la finale, longue et médicinale, vous rappelle à votre verre dont le niveau baisse malheureusement trop vite... Au moins 93/100.
Qu'est-ce que je regrette de ne pas avoir connu Glen Garioch un chouïa plus tôt pour acheter quelques quilles de ce genre ! La tourbe a ce caractère old school que l'on ne retrouve plus, une grande finesse relevée par de l'iode et des embruns, le fondu des arômes est parfait, l'alcool superbement intégré, la finale, longue et médicinale, vous rappelle à votre verre dont le niveau baisse malheureusement trop vite... Au moins 93/100.
Re: Ce soir, c'était ...
Jamais goûté ! Ça donne enviedede a écrit : ↑28 mars 2020, 14:25 En ce moment, ça : https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... rioch-1965
Qu'est-ce que je regrette de ne pas avoir connu Glen Garioch un chouïa plus tôt pour acheter quelques quilles de ce genre ! La tourbe a ce caractère old school que l'on ne retrouve plus, une grande finesse relevée par de l'iode et des embruns, le fondu des arômes est parfait, l'alcool superbement intégré, la finale, longue et médicinale, vous rappelle à votre verre dont le niveau baisse malheureusement trop vite... Au moins 93/100.
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Re: Ce soir, c'était ...
C'est un de mes profils préférés. Assez hors norme en fait.
- Von Barton
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Re: Ce soir, c'était ...
Je comprend très bien ce point de vue ! Et même si j’ai tendance à dépenser plus dans une bouteille qu’il y a 3 ans quand j’ai commencé à m’intéresser au whisky, il y a tout de même une limite qu’il me paraît difficile de franchir ! Ce n’est même pas une limite psychologiquecanis lupus a écrit : ↑28 mars 2020, 13:24C'est tout à fait vrai, et c'est tout à fait mon cas, car j'ai connu la même période que dédé, et j'en ai "laissé filer" des quilles qui paraissent aujourd'hui fabuleuses.Von Barton a écrit : ↑28 mars 2020, 12:56 C’est marrant quand même, mais quand tu me dis 200€, au jour d’aujourd’hui, ca me parait plus qu’abordable, alors que je peux clairement concevoir qu’a l’époque c’était une fortune pour une quille... pourtant, c’est toujours la même bouteille, contenant le même whisky...
J’imagine que nombres de personnes ayant refusé d’acheter « cher » des PE, Brora, Bunnah 68, Bowmore 64, etc a l’époque, doivent aujourd’hui se mordre les c..lles de ne pas avoir saisi l’occasion...
Mais après, qui pouvait prévoir une telle envolée des prix ?
Mais il faut aussi prendre en compte le pouvoir d'achat de l'époque. En ce temps là, 200€ me semblait aussi inaccessible que 500€ aujourd'hui.
Quand j'ai eu 20 ans d'ancienneté dans ma boite, je me suis fait la réflexion que mon salaire avait très exactement doublé depuis mon embauche.Mon salaire d'embauche, converti en euros, n'atteindrait même pas le SMIC actuel. Aujourd'hui, mon net avant impôts doit représenter environ 230% de mon salaire d'embauche et peut-être bien 140% de ce que je devais gagner au milieu des années 2000.
( tout le monde sait que se ce côté là, je suis complètement dérangé...
Pour l’instant, ça se situe aux environs des 200€, ce qui est déjà pas mal, comparé à d’autres personnes qui ne peuvent même pas aller au delà de 50 ou 60€...
Il est vrai que n’ayant que ma petite personne à charge, je peux très bien me permettre de me foutre quelques centaines d’euros dans les moins chaque mois, contrairement à quelqu’un ayant fait le choix d’avoir des enfants...
De temps en temps il m’arrive de me faire un peu
« d’argent de poche » en plus de mon salaire ( étant ancien mécanicien poids lourd, enfin... pas besoin de te faire un dessin...
Et je sais tres bien que, en passant à côté de quille à 250€ ou 300€, que je pourrais de temps à autre me payer en plus ( pas très souvent, c’est sur ), je vais immanquablement rater des quilles qui vont devenir bien plus chères par la suite, et que je vais regretter, dans quelques années, de ne pas avoir acheté !
Ça fait un moment que j’ai envie de me payer un de ces Caol Ila 80’s de chez Cadenhead ( 84 de préférence, vu que c’est mon année ), mais que pour l’instant, en dehors du fait qu’apparemment Cadenhead n’est pas le plus facile à trouver en France ( mon caviste gère quelques ref de chez eux, mais pas énormément), je n’ai pas eu de 250 à 300€ à dépenser d’un coup depuis quelques mois maintenant ( ben depuis le coup des 2 SMOS en fait )...
Et je sais pertinemment que, au fur et à mesure que les prochains sortiront, ils seront de plus en plus chers ! Et les anciens, qu’on ne trouvera plus qu’en « seconde main », vont s’envoler aussi !
Je pense avoir eu un peu « de nez » avec par exemple le springbank 16yo LB ( je sais que tu ne l’aimes pas trop pascal
« 180€ »... n’ayant a l’époque commencé le whisky qu’un an auparavant, il était alors exclus de dépenser plus de 100, ou 120€ grand maximum... puis, je me suis inscrit sur le forum, et à force de parcourir les sujets, j’ai vu qu’on en parlais beaucoup en bien de ce springbank.
Pendant un an je voyais cette bouteille en expo sur le mur chez le caviste, toujours à 180€... et pendant un an je me suis dit « un jour je l’acheterais ! »
Jusqu’au jour où, retournant chez le caviste avec comme
objectif de dépenser 100 ou 120€ pour une « belle » bouteille ( la encore, là définition de belle bouteille est totalement relative, un Laga 16 pouvant être une très belle bouteilles pour la personne n’ayant a peine les moyens de se payer un label 5 )...
En arrivant donc chez le caviste, je vois qu’il a changé ses expos, et que parmi les Spingbank, il y avait des nouvelles sorties, et quelques anciennes, mais les 3 différents Local Barley ( 16yo, 11yo et 9yo ) n’étaient plus présents sur les étagères... mmmhhh... je regarde un peu ( je dis « un peu », mais en général je traine devant les rayons whisky pendant au moins 1h, téléphone en main, pour chercher des infos sur le forum et WB sur les quilles qui pourraient m’intéresser
Je lui demande quand même le prix, voir si c’était toujours 180€, vu que j’avais quand même vu la « folie » autour de ce springbank qui se vendait sur le net à plus de 400€ pour les rares Shops qui en avaient encore !
Me répondant oui, j’ai même pas réfléchis, je l’ai acheté dans la seconde...
et là j’émets une hypothèse ( plutôt une question en fait ) :
- l’ai je pris parce que ça fait longtemps qu’il m’intéressait ?
- l’ai je pris parce que, n’étant plus en expo, ça a en quelque sorte « amplifié » l’impression de « stock limité », ou de « rareté » ?
Tout compte fait, j’ai bien fait ! Je l’adore ce Springbank ! Et j’ai même fini, quelques mois plus tard, à en prendre une deuxième ( que j’ai eu au même prix et que j’ai partagé avec un ami, vu que c’était la dernière en stock... et que c’était peut être aussi la façon la plus simple de briser la barrière psychologique m’empechant d’ouvrir mes bouteilles...
Enfin tout ça pour dire que je comprends que tu sois passé à côté de bouteilles aujourd’hui considérées comme des tueries, collector, etc... et comment meme voulais tu a l’époque savoir que telle bouteille deviendrait un st graal pour nous tous ?
Et comment pouvons nous savoir aujourd’hui, lesquels des sorties actuelles seront des st graal demain ?
Pour certaines, il est plus ou moins aisé de voir la tendance... mais pour d’autres ?
Jean Michel a par exemple stocké un carton de 6 quilles de Cl10 de chez Elements of Islay pour les faire
« vieillir » d’une ou deux décennies ( il en avait parlé sur le forum, donc je me permets de prendre l’exemple, j’espere que ça ne le dérangera pas ).
Comment savoir si ces Cl10 ne seront pas en 2040 l’équivalent de ce qu’est un Bowmore Bicentennary aujourd’hui ? Peut être que oui, mais peut être que non... mais qui peut savoir ?
Et je pense, même si je n’étais pas là à l’époque ( du moins pas dans le monde du whisky ), que nombre de bouteilles aujourd’hui « légendaires », n’étaient que des bouteilles lambda à leurs sorties !
Le Lagavulin 16yo s’achetait il différemment en sa période « white Horse », de la façon dont on l’achète aujourd’hui ? et je ne parle pas du circuit de distribution Grande surface vs caviste, mais bien de l’etat d’esprit dans lequel tu es au moment où tu l’achète, ainsi qu’ai moment où tu le bois.
Gérard m’en avait parlé au retour du Witch, que dans ses débuts dans l’univers du whisky, ces Laga 16 se buvaient par bouteilles entières lors d’une soirée entre amis...
Alors qui nous dit que dans 30 ans, les Laga 16 « Port Ellen Label » ( les actuels quoi ), ne seront pas, alors qu’un nouveau Laga 16 avec une nouvelle étiquette ( rose ?
Et je crois que, venant très certainement d’exploser tout les records du forum concernant la longueur d’un message, je vais m’arreter la sur le sujet... ( je dis ca, je dis ça...
"Tout homme a le droit de dire ce qu'il croit être la vérité, et tout autre a le droit de l'assommer pour cette bonne raison."
Dr. Samuel Johnson
http://www.whiskybase.com/profile/von-barton/collection
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canis lupus
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Re: Ce soir, c'était ...
Tu peux. Ces vieilles mises de Glen Garioch peuvent être magnifiques. Le description qu'en fait dede me rappelle le First For Us 75-90 que jean marie kovacs avait ré-embouteillé pour le forum. Je viens juste de le renoser brièvement au goulot, miam.jnpons a écrit : ↑28 mars 2020, 14:26Jamais goûté ! Ça donne enviedede a écrit : ↑28 mars 2020, 14:25 En ce moment, ça : https://www.whiskybase.com/whiskies/whi ... rioch-1965
Qu'est-ce que je regrette de ne pas avoir connu Glen Garioch un chouïa plus tôt pour acheter quelques quilles de ce genre ! La tourbe a ce caractère old school que l'on ne retrouve plus, une grande finesse relevée par de l'iode et des embruns, le fondu des arômes est parfait, l'alcool superbement intégré, la finale, longue et médicinale, vous rappelle à votre verre dont le niveau baisse malheureusement trop vite... Au moins 93/100.
Re: Ce soir, c'était ...
Le 1st for us était très bon (j'en ai eu une quille), mais ces 21yo OB embouteillés à 50% sont encore un cran au-dessus. Mais pour ceux qui n'ont jamais eu ce profil entre les pattes, ça peut être une bonne occasion d'essayer...

